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5 actions, 5 machines à cash

Lundi dernier, le cours de RealDolmen s'est envolé de 20%. La raison de cette flambée: une phrase sibylline dans un rapport d'analystes sur le cash-flow de l'entreprise. Cette réaction dénote bien l'intérêt que les analystes et les investisseurs accordent aux flux de trésorerie. Mais que révèle en réalité le cash-flow ?

(mon argent/l’investisseur) – "Un générateur de cash-flow sous-évalué"… voici comment un rapport d’analystes de KBC Securities décrivait l’entreprise informatique RealDolmen. Il n’en fallait pas plus pour que les investisseurs propulsent l’action de 20 % en un jour, pour la porter à 18,48 euros. C’est dès lors une évidence : les investisseurs et les analystes se laissent séduire par les entreprises présentant un cash-flow attrayant.

Les investisseurs ont d’excellentes raisons de garder à l’œil ces flux de trésorerie des entreprises. En effet, celles qui disposent d’un cash-flow suffisant sont capables d’honorer à court terme leurs obligations financières (par ex. l’apurement de dettes) ou disposent d’une certaine flexibilité en termes d’investissements. En fait, l’idée est qu’il faut de l’argent pour pouvoir en gagner plus. A contrario, lorsque les flux de trésorerie sont négatifs, l’entreprise manque de liquidités pour soutenir son propre fonctionnement. De nombreuses PME sont confrontées à ce problème, parce qu’elles doivent consentir de gros investissements pour poursuivre leur croissance.

Moins manipulable

La position en cash-flow d’une entreprise a toujours été un indicateur important pour les experts boursiers. Ces dernières années, les ratios basés sur les bénéfices d’une entreprise ont également fait l’objet d’une attention accrue. Mais depuis la crise boursière, les positions en cash-flow connaissent un regain d’intérêt. Par rapport aux bénéfices, le cash-flow est plus difficilement manipulable : une entreprise peut par exemple gonfler ses bénéfices en jouant sur sa politique d’amortissements, mais ne pourra rien changer à ses flux de trésorerie. Ces derniers sont donc bien plus révélateurs de la santé financière d’une entreprise que les bénéfices annoncés.

Quelques "cash-cows" bruxelloises

Quelles sont les actions bruxelloises réellement génératrices de cash-flow ? Sur la base du rapport EV/EBITDA, voici quelques-unes des meilleures actions actuelles:

Action EBITDA* (euro) EV/EBITDA**
     
Miko 16.600.000 3,8
CFE 169.500.000 3,9
Recticel 92.500.000 3,9
Agfa 268.105.000 4
Hamon 41.999.000 4,6

* EBITDA: Cash-flow d'exploitation, ** EV: valeur d'entreprise

Différentes méthodes de calcul

Globalement, le cash-flow correspond aux bénéfices moins les amortissements. Mais il n’est pas toujours calculé de la même manière.

Pour connaître la santé financière d’une entreprise, on commencera par regarder le flux de trésorerie disponible, c’est-à-dire le cash-flow restant après déduction des investissements. Pour un investisseur, le fait qu’une entreprise génère des flux de trésorerie ne suffit pas, bien entendu ; il faut également savoir à quoi correspond précisément l’investissement. Dans ce calcul, certains se limitent au rapport entre le cours boursier et le cash-flow généré par action. Cet indicateur n’est toutefois pas suffisant puisqu’un cours boursier ne dévoile en rien les dettes d’une entreprise.

C’est pourquoi les analystes préfèrent prendre en considération le rapport entre l’ "Entreprise Value" et le cash-flow de l’entreprise (EV/EBITDA). L’ "Entreprise Value", c’est la valeur boursière d’une entreprise plus son endettement net. Le flux d’encaisse de l’entreprise (EBITDA), quant à lui, correspond au bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements. Ce taux est nettement plus représentatif des entreprises réellement génératrices de cash-flow : plus le taux est élevé, plus les flux de trésorerie d’une entreprise sont importants par rapport à la valeur boursière. "Le cash-flow est d’ailleurs le meilleur indicateur qui soit pour comparer des entreprises d’un même secteur établies dans différents pays", ajoute Geert Smet de L’Investisseur.

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