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5 erreurs qui coûtent cher en Bourse

Lorsque jeudi dernier, le Dow Jones a dévissé de 10% en une demi-heure, la panique s’est emparée des marchés. C’est une faute humaine qui est à l’origine de l’effondrement des cours. Et ce n’est pas la première fois...

(mon argent/Smart Money) – Jeudi dernier, panique en Bourse ! L’indice Dow-Jones plongeait brièvement sous les 10.000 points, soit un repli de près de 10%. La baisse de cours de Procter&Gamble était extraordinaire: en l’espace de quatre minutes, l’entreprise américaine a perdu la moitié de sa capitalisation boursière. Les observateurs américains étaient incapables d’expliquer cet effondrement. Certains y voyaient le résultat d’un mouvement de panique provoqué par les images des manifestations en Grèce relayées dans les médias, d’autres ont évoqué les similitudes entre les banques européennes et la faillite de Lehman Brothers. Le gourou Jim Cramer se fendit d’un commentaire formulé dans l’hystérie: "The machine is broken, the system broke down".

1. Le "gros doigt" de Citibank

D'après la chaîne de télévision américaine CNBC, c’est un trader de Citibank qui a commis une grave erreur la semaine dernière. Il aurait passé un ordre de vente sur Procter&Gamble et encodé le ‘b’ de ‘billion’ (milliard) au lieu du ‘m’ de ‘million’ (millions). L’action s’est alors effondrée et l’indice Dow Jones a été emporté dans la tourmente. Ce n’est pas la première fois qu’une telle erreur est commise. On l’appelle même le syndrome du gros doigt!

Cependant, il n'y a pas encore d'explication officielle à la chute de cours de la semaine dernière. Une nouvelle théorie circule: Universa Investments, une société conseillée par Nassim Taleb, aurait placé un ordre de 7,5 millions de dollars sur 50.000 options put (quand on parie sur la baisse d'un titre). Certains affirment que cela aurait causé une réaction en chaîne: le vendeur de ces options s'était en effet lui-même couvert en vendant les actions-sous-jacentes sur lesquelles portaient les options.

2. Le ‘b’ de Bear Stearns

En octobre 2002, un trader de Bear Stearns avait été atteint du même syndrome. A l'instar de son collègue de Citibank, il a placé un ordre erroné et vendu 4 milliards d’actions alors qu’il souhaitait faire exécuter un ordre de 4 millions de dollars. Sur la séance, le Dow Jones a abandonné 183 points.

3. Le coude de Salomon Brothers

Une petite pause au bureau? D’accord, mais ne posez surtout pas vos coudes sur votre clavier! C’est ce qu’a fait un trader de Salomon Brothers en juillet 1998. Ce geste malheureux lui a non seulement fait passer un ordre ‘instant sell’, mais son ordre a en plus été répété 145 fois. Suite à cela, les obligations d’État françaises à dix ans ont reflué de 1,4%.

4. Les chiffres erronés de Mizuho

En décembre 2005, un trader débutant de Mizuho a provoqué la panique sur le Tokyo Stock Exchange. Il comptait vendre une action de la société de recrutement J-com pour 610.000 yens et au lieu de cela, il passa un ordre de vente sur 610.000 titres à 1 yen. Pour J-com, les dégâts ont été limités: l’action a cédé au maximum 15%. Mizuho, en revanche, a dû payer le prix fort pour cette erreur: la banque ne détenant pas les actions, la valeur de la transaction dut être payée en liquide. La banque japonaise a ainsi vu son bénéfice trimestriel partir en fumée.

5. Lehman: deux zéros de trop

Quelle différence existe-t-il entre un ordre à 3 millions de dollars et un ordre à 300 millions de dollars? Demandez-le au trader de Lehman Brohers qui ce jour-là, en mai 2001, avait l’intention de vendre un lot d’actions BP et AstraZeneca. Son ordre mentionnait une quantité de 100 fois supérieure à ce qu’il souhaitait réellement encoder. Le FTSE100, indice des 100 principales actions du London Stock Exchange, dévissa de 120 points et Lehman Brothers fut contraint de payer une amende de 23.000 euros.

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