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5 scénarios catastrophe pour 2012

Marqués par la crise de l'euro, les marchés financiers ont connu une très mauvaise année 2011. Tous les événements déplorables de l'année écoulée sont-ils déjà intégrés dans les cours? Ou les risques sont-ils insuffisamment considérés encore par les marchés? Des experts belges répondent.
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Crise de l’euro, récession imminente: les investisseurs ont peu de raisons d’être optimistes. Pourtant, plusieurs signaux positifs sont perceptibles. "Le principal thème de 2012 sera l’économie, qui se portera moins bien que ce que beaucoup craignent", prévoit Stefaan Casteleyn de Merit Capital. Ceux qui souhaitent en revanche exclure tous les risques doivent de préférence tenir compte de scénarios qui sont encore insuffisamment intégrés par les marchés financiers. Quels sont ces scénarios? Les experts boursiers belges en évoquent cinq.

1/ Une crise de la dette aux Etats-Unis

De nombreux analystes craignent qu’après la zone euro, les États-Unis soient également pris pour cible à cause de leur endettement faramineux. "Les marchés financiers tiennent déjà compte de nombreuses évolutions négatives, mais une véritable crise de la dette américaine n’est pas intégrée dans les cours actuels. Un éventuel krach du dollar américain pourrait faire beaucoup de dégâts sur les marchés financiers. Les obligations d’État américaines sont dès lors à éviter", estime Erwin Deseyn (CapitalatWork Foyer Group).

2/ L’éclatement de la zone euro

Le scénario d’un éclatement de la zone euro n’est plus considéré comme une fiction, mais on peut se demander si les marchés financiers intègrent déjà suffisamment ce risque. "Nous sommes toujours 40 à 50% au-dessus des planchers de 2009. La disparition de l’euro ou une modification de la composition de la zone euro n’est pas encore totalement intégrée. Si l’un des pays périphériques devait quitter l’euro, il tomberait dans une dépression inflationniste. À l’inverse: imaginez que l’Allemagne quitte l’euro, elle subirait dans une dépression déflationniste. Ces deux scénarios généreraient un chaos dont la débâcle Lehman n’aura été qu’un simple avant-goût. On entrerait également en terrain totalement inconnu. Raison de plus, donc, pour empêcher qu’on en arrive là – par simple précaution", estime Luc Aben (Van Lanschot Bankiers).

3/ Des tensions au Moyen-Orient

La nouvelle est passée assez inaperçue ces derniers mois en raison de la crise de l’euro, mais le programme nucléaire de l’Iran suscite de plus en plus d’inquiétudes dans le monde entier. La crainte que Téhéran travaille à une bombe atomique a nettement augmenté. "Des pays comme l’Iran profitent opportunément du malaise qui touche l’Occident pour étendre leur influence au Moyen-Orient. Jusqu’où Iran pourrait-il aller dans ce processus?", se demande Geert Ruysschaert (BNP Paribas Fortis Private Banking). 

4/ Le maintien de taux réels négatifs

Les rendements des comptes d’épargne sont aujourd’hui largement inférieurs à l’inflation: en termes réels, l’épargnant perd de l’argent chaque jour. Combien de temps cette situation va-t-elle durer? "En dépit de la surcapacité actuelle et de la demande en berne, l’inflation ne va pas diminuer comme en 2009. En cause: les prix élevés de l’énergie et l’augmentation de certaines taxes et accises. Le ralentissement structurel de la croissance économique induit par une ou plusieurs années de désendettement va maintenir à un faible niveau, voire encore réduire les taux à long terme. Il sera donc toujours difficile d’obtenir un taux réel positif en 2012", estime Gert Bakelants (rédacteur en chef de la lettre de placements L’Investisseur).

5/ Un regain de tensions sociales

Les lourdes mesures d’économies prises par les différents États seront-elles facilement acceptées par la population? Certains analystes intègrent en tous cas la possibilité de troubles sociaux et de tensions consécutifs aux interventions publiques. "Aucune nation n’a jamais réussi à assainir sa situation budgétaire tout en améliorant la prospérité de la population. Si plus de 40% des jeunes Espagnols sont sans emploi, par exemple, c’est toute une génération qui risque d’être perdue. C’est une catastrophe économique, mais surtout sociale. Que peut supporter une démocratie, surtout quand elle est encore relativement jeune?", se demande Luc Aben (Van Lanschot Bankiers).

Samedi 17/12 dans Mon argent, gra­tuit avec L'Echo:

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