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7 actions belges "malaimées"…

Le climat boursier actuel pousse de nombreux conseillers à accorder leurs faveurs aux actions défensives. Pourtant, ces analystes leur attribuent parfois un faible potentiel haussier! Du moins, c’est le constat fait pour 7 actions belges pour lesquelles les analystes ne sont pas franchement enthousiastes.

(mon argent) - Près de 55% des avis d'analystes donnés sur des actions belges sont des recommandations à l'achat, et seulement 10% des recommandations de vente. Les analystes sont généralement plus critiques sur les valeurs de l'indice BEL20, avec des proportions de 45% d'avis positifs pour 15% d'avis négatifs. Il était dès lors intéressant d'examiner le cas des grandes valeurs belges pour lesquelles le consensus est le moins favorable, soit parce qu'elles ont beaucoup de recommandations à la vente, soit parce très peu d'analystes sont à l'achat. Les avis de vente sur les 7 grandes valeurs belges mentionnées ci-dessous représentent environ deux tiers des avis négatifs exprimés sur l'ensemble des actions belges. Ce qui n’est tout de même pas rien…

Avant de sérier ces valeurs " malaimées ", il faut constater, de manière étonnante, qu’il s’agit surtout d’actions défensives qui dans le climat boursier actuel, ne sont plus considérées comme des valeurs sûres. En outre, il y a autant de recommandations à la vente qu’à l’achat.

Les 7 actions belges les plus recommandées à la vente

  • Dexia: Les incertitudes restent nombreuses. Les analystes soulignent  que Dexia sera un des groupes bancaires les plus exposés à la problématique des nouveaux critères de solvabilité et de liquidité (critères de Bâle III) qui seront imposés d'ici quelques années. A plus court terme, Dexia reste très dépendant des financements aux collectivités locales, un marché qui risque de risque de connaître un ralentissement suite aux programmes d'austérité mis en place un peu partout en Europe. Le plan de restructuration du groupe a été approuvé par la Commission Européenne, mais il est aujourd'hui difficile de voir vers quel niveau la rentabilité du groupe se situera dans le futur, outre le fait que la vente de certaines activités (notamment en Italie ou en Espagne) pourrait se faire à des conditions peu favorables.
  • Belgacom / Mobistar: Les deux grands groupes télécoms belges sont également à l'achat chez moins de 20% des analystes. Le secteur de la téléphonie mobile devrait en effet subir de nombreuses pressions négatives dans les mois à venir. Les nouvelles réglementations (tarifs d'interconnexion) auront un impact sur la rentabilité des principaux acteurs, de même que l'introduction du principe de subsidiation des téléphones portables. Enfin, il y a également le risque de voir un quatrième réseau de téléphonie mobile débarquer sur le territoire belge. Mobistar étant essentiellement un groupe exposé sur la téléphonie mobile, c'est logiquement celui qui devrait être le plus touché. Le principal point positif pour ces deux groupes est le dividende élevé qu'ils distribuent à leurs actionnaires.
  • Befimmo / Cofinimmo: Les deux sicafis immobilières du BEL20 sont également des sociétés qui  versent des dividendes assez élevés. Les deux groupes souffrent de perspectives relativement morose dans l'immobilier de bureaux à Bruxelles, ainsi que d'une situation financière qui freinera l'investissement dans les trimestres à venir. Befimmo réalise même " l'exploit " de n'avoir aucun analyste qui recommande le titre à l'achat.
  • Colruyt / UCB :Les autres valeurs de l'indice BEL20 qui ont un forte proportion d'avis de vente sont Colruyt et UCB. Pour le distributeur, c'est généralement la valorisation très riche du titre par rapport au reste de son secteur qui est mise en avant par les pessimistes. Pour UCB, ce sont les inquiétudes quant aux perspectives commerciales des nouveaux médicaments qui ont été lancés sur les deux dernières années.

Parmi les petites capitalisations, seules quelques valeurs ont plus de 5 analystes qui donnent une recommandation, avec une proportion d'analystes à l'achat inférieure à 40%: Exmar, Tessenderlo et WDP. Tessenderlo est trop exposé sur l'Europe de l'Ouest, et devrait donc voir son activité se redresser nettement moins vite que d'autres acteurs sur le secteur chimique au niveau du Benelux. WDP devrait subir une détérioration du taux d'occupation. En outre, le groupe est exposé au ralentissement économique, ce qui rend difficile à justifier la prime actuellement payée sur le titre.

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