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Cet automne, les fonds d'épargne-pension se (re)lancent dans la course

Au début de l'année, les petits fonds d'épargne-pension ont manqué le rallye des obligations souveraines des pays de la périphérie européenne. Cet automne, tant les fonds gagnants que perdants se lancent à fond dans la course.
©Bloomberg

Depuis le début de l'année, les fonds d'épargne-pension belges affichent un rendement de 7%. Ceux qui détiennent des parts du fonds d'épargne-pension dynamique de BNP Paribas Fortis (+11%) peuvent se frotter les mains. "J'ai maintenu la part des actions aux alentours du maximum - soit 70% - pendant toute l'année" explique Bart Van Poucke, le gestionnaire du fonds. "C'est ce qui m'a permis de profiter au maximum de la hausse des Bourses."

A titre de comparaison, le Bel20 a gagné cette année 15,6%, dividendes compris. Les actions d'AB InBev (5%) et GDF Suez (2%) - les deux poids lourds de l'indice phare belge - représentent les principales positions du fonds géré par Van Poucke.

On trouve aussi de nombreuses banques parmi les dix principales positions du fonds. Au total, les institutions financières représentent 18% du portefeuille. La raison : les banques profitent plus rapidement que les autres entreprises de la relance économique.

Bons d'État

Un autre pari gagnant de Van Poucke, c'est d'avoir acheté des bons d'État italiens et espagnols. "Ces obligations ont bien performé tout au long de l'année." Van Poucke a limité la part des obligations des principaux pays de la zone euro.

D'après leurs propres dires, les "perdants" de 2013 ont accumulé leur retard au début de l'année : par prudence, ils ont limité - voire carrément évité - les investissements dans les bons d'État italiens et espagnols et sont de ce fait passés à côté des plus-values provoquées par la forte baisse des taux dans ces pays.

"Cela ne me semblait pas être une bonne idée de s'y engouffrer. J'ai opté pour des investissements dans des obligations d'entreprises du sud de l'Europe qui déploient leurs activités en dehors de leur marché domestique" explique Johan Van Geeteruyen, le gestionnaire du fonds d'épargne-pension d'Argenta.

Course

Van Geeteruyen reconnaît aussi qu'il a échangé trop tôt ses actions défensives contre des actions de début de cycle. Au cours de l'année, le fonds d'épargne-pension dynamique d'Argenta a augmenté la part des actions de 62,2 à 69,5%. Van Geeteruyen : "Le fonds est aujourd'hui prêt pour la dernière ligne droite de la fin d'année. Nous misons beaucoup sur la reprise économique."

Van Geeteruyen maintient sa confiance dans EVS (1%) et dans le groupe Econocom (0,8%), deux grandes actions belges ayant souffert en Bourse cette année. Il a par contre réduit sa position dans l'entreprise de biotechnologie ThromboGenics, qui a vu son cours fortement baisser.

Ageas

Tous les fonds d'épargne-pension ne profitent pas de la hausse des actions. Par exemple, les gestionnaires du fonds "Accent Pension Fund" sont un peu plus prudents, et limitent le poids des actions à 60% de leur portefeuille.

Le fait que la société d'assurance Ageas (2,7%) représente une de leurs principales positions, s'explique plutôt par le hasard que par un pari sur le secteur financier. "Nous avons acheté Ageas il y a un an et demi parce que nous la trouvions sous-évaluée." explique Stijn Elebaut, un des gestionnaires. "Et nous estimons qu'elle recèle encore un beau potentiel."

 

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