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Comment négocier vos actions au meilleur prix

Investir en actions ne se résume pas à cliquer sur le bouton Acheter ou Vendre. Les investisseurs plus subtils font appel à un éventail d'ordres boursiers pour négocier au cours le plus avantageux.

(mon argent) - Il n'a jamais été aussi facile d'acheter ou de vendre des actions. Un simple clic sur internet et l'ordre est exécuté. Pourtant, la voie la plus rapide n’est pas forcément la meilleure. Les investisseurs peuvent exploiter différents types d'ordres boursiers disponibles pour profiter au mieux de chaque scénario. C'est ce que découvre notre investisseur fictif de service, Jean-Pierre. Comment s’y prend-il ?

Acheter immédiatement

Voilà longtemps que Jean-Pierre lorgne l'action GDF Suez. Son cours a rebondi récemment,  après la publication d'une série d'informations positives. Si Jean-Pierre ne veut pas rater le train, le moment est venu d'acheter. Il veut ajouter 300 actions à son portefeuille. C'est samedi matin et la Bourse est fermée. Jean-Pierre envisage un instant de passer un ordre "au marché". Mais la raison reprend le dessus sur son enthousiasme: si des informations favorables étaient publiées durant week-end, il risquerait de payer un prix excessif pour ses actions.

Il attend donc le lundi pour passer un ordre au marché sur 300 actions. C'est la seule manière d'être certain que l’ordre sera exécuté. Certes, Jean-Pierre ne maîtrise plus totalement le prix qu'il paiera, mais la possibilité de mettre la main sur ces actions prime. Jean-Pierre remarque pourtant que, quel que soit le prix proposé par les vendeurs, il paiera ses actions à des cours différents. Finalement, il achète 100 actions à 26 euros, 50 actions à 27 euros et 150 actions à 28 euros.

Acter ses bénéfices

Après avoir surfé sur l'engouement suscité par GDF Suez, Jean-Pierre souhaite acter une partie des bénéfices réalisés et revendre la moitié de sa participation. Mais il trouve les niveaux de cours actuels trop faibles. Cette fois, c'est le niveau de cours auquel il les vendra qui prime. Raison pour laquelle Jean-Pierre opte pour un ordre "à limite". Il indique un niveau de cours à partir duquel il souhaite vendre son lot. Il place un ordre à limite sur 150 actions à 30 euros. Tant que ce niveau n’est pas atteint, aucune action ne sera vendue.

Le cours de GDF Suez dépasse un instant les 30 euros. Mais dans le livre d’ordres, on ne trouve une contrepartie disponible au-dessus de ce niveau que pour 100 actions. Les 50 actions restantes ne seront vendues que lorsqu'il y aura suffisamment d'acheteurs au-dessus de la limite de Jean-Pierre.

Limiter les pertes

Plusieurs mois se sont écoulés, et Jean-Pierre est très heureux d'avoir acté une partie de ses bénéfices: l'action GDF Suez a perdu 20% et s'échange aujourd'hui à 23 euros. Et  après la clôture, l'entreprise a publié des informations inquiétantes qui feront encore dégringoler le cours. Jean-Pierre est encore prêt à accepter un léger recul, mais pas davantage. Il place donc un ordre à seuil de déclenchement (stop-loss) sur 200 actions, à 20 euros: si le cours de GDF Suez passe sous ce niveau, les actions seront immédiatement vendues... quel que soit le prix.

Les craintes de Jean-Pierre étaient justifiées. À l'ouverture de la séance, l'action GDF Suez s'effondre à 17 euros. C'est le cours auquel le reste de sa participation est vendu.

Avoir le contrôle sur les pertes

Ebranlé par les pertes encaissées, Jean-Pierre va prendre conseil auprès de sa sœur Sarah. Elle avait aussi acheté des actions de GDF Suez et souhaitait vendre sa participation si le cours plongeait sous 20 euros. Au contraire de son frère, Sarah a anticipé une réaction excessive du marché et un redressement en cours de séance. Elle a donc opté pour un ordre "à plage de déclenchement", combinant un ordre à seuil de déclenchement et un ordre à cours limite. Dès que le cours tombe sous un niveau donné (le seuil de déclenchement), un ordre à cours "limite" est activé, qui permet de conserver une certaine maîtrise du cours auquel l'action est vendue.

Sarah a elle aussi fixé le seuil de déclenchement à 20 euros. Mais elle y a ajouté une limite de 18,5 euros. Bien lui en a pris: à l'ouverture, l'action a en effet immédiatement plongé à 17 euros, passant ainsi sous le seuil de déclenchement. Mais l’ordre de vente sur le reste de ses actions GDF Suez n’a été exécuté que lorsque la limite de 18,5 euros a à nouveau été atteinte. De ce fait, Sarah a pu conserver un certain contrôle sur les pertes essuyées.

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