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Comment survivre au yo-yo boursier?

Ces dernières semaines, les Bourses ont joué aux montagnes russes. Quelle peut être la cause de ces violents mouvements de cours et, surtout, comment s’en protéger?

(mon argent) – La plupart des Bourses ont enregistré, ces derniers jours, une évolution de leurs cours pour le moins capricieuse. Les jours précédant l’approbation par les États membres de la zone euro, la Banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International du "plan de stabilisation" de 750 milliards d’euros, la plupart des places boursières avaient chuté de 10%. Dès l’annonce de ce plan, le lundi 10 mai, de nombreux marchés s’engageaient à nouveau dans un rally "de soulagement" tout aussi marqué. Et le Bel20 connaissait, avec une hausse de 9,4%, la 4e meilleure journée de son histoire.

Mesure de volatilité

On ne s’étonnera donc pas de l’envolée exponentielle de l’indicateur VIX, également appelé "indice de volatilité" (en réalité, cet indice est basé sur les mesures de fluctations de cours du célèbre S&P 500). Ces sursauts causent cependant des aigreurs d’estomac à nombre d’observateurs. D’un coup de sonde auprès de quelques gestionnaires de fortune réputés sur la place de Bruxelles, il ressort que ces derniers jours, ils se sont plutôt tenus à carreau. Les acteurs institutionnels, eux non plus, n’auraient guère été plus actifs qu’à l’habitude. Pour l’essentiel, ces mouvements seraient donc imputables aux spéculateurs et aux hedge funds.

Stratégies d'investissement diverses

Les fonds de ce secteur appliquent des stratégies extrêmement variées.

1. Il y a par exemple les stratégies dites "d’arbitrage", telles que convertible bond ou fixed income. Dans le premier cas, le gestionnaire tentera de tirer avantage des écarts de prix des obligations convertibles. Dans le deuxième, il s’efforce de mettre à profit des différences de taux d’intérêt.
Les stratégies de loin les plus répandues sont toutefois celles connues sous les noms de long/short equity et global macro. La moitié environ des hedge funds existants pratiquent la première. Contrairement aux fonds classiques, leurs gestionnaires peuvent en effet prendre des positions courtes. Cela signifie qu’ils empruntent des actions pour les vendre, en espérant pouvoir les racheter plus tard à un meilleur prix et rembourser ainsi leurs emprunts.

2. Le plan de sauvetage de 750 milliards d’euros a contraint les tenants de cette stratégie à tourner casaque et à racheter rapidement leurs actions, ce qui a entraîné l’explosion des cours qu’on connaît. Une deuxième stratégie qui a sans nul doute favorisé la volatilité de ces derniers jours est la stratégie macro/opportuniste (global macro). Elle se fonde sur l’idée que le gestionnaire se fait de l’évolution d’une série de monnaies (par exemple la parité euro/dollar) et autres grandeurs macro-économiques. Les vents de panique et les grandes actions de sauvetage qui s’ensuivent exigent des adeptes de cette stratégie des interventions rapides, qui ne sont pas sans conséquences pour les marchés financiers.  
Il est clair que, pour l’investisseur particulier, il n’est pas toujours facile de réagir de manière rationnelle dans de telles circonstances. Il est mis devant un fait accompli. Pourtant, il peut, en respectant quelques règles de base, éviter que ces situations ne tournent à son préjudice.

5 astuces en cas de soubresauts boursiers
  1. Restez calme. Cela a été dit et écrit d’innombrables fois, mais cela reste la règle numéro un à garder à l’esprit. Dès l’instant où tout le monde se rue vers la même petite porte de sortie, cela n’a pas de sens de jeter ses actions (obligations) sur le marché.
  2. Prenez patience. Même les pires plongeons boursiers sont suivis d’une reprise technique. Ce fut le cas lors du grand krach de 1929, et ce fut le cas lors de l’éclatement de la bulle technologique de 2001. Si vous êtes convaincu que " cette fois, c’est différent, les choses ne vont jamais s’arrange ", prenez néanmoins le temps de voir ce qui se passe pendant quelques jours avant de vendre.
  3. Fixez des limites. En période d’irrationalité, vous pouvez économiser beaucoup d’argent en limitant vos ordres de vente. Vous éviterez ainsi des surprises désagréables. Mieux vaut également, en temps de volatilité, définir une limite pour la vente de vos actions.
  4. Sortez de l’ordinaire. Votre limite d’achat ne doit pas nécessairement être de 5 à 10% sous le cours actuel. Laissez-vous aller de temps à autre et osez assortir votre ordre d’achat d’une limite à première vue "lointaine". En situation de volatilité extrême, tout est possible. Que pensez-vous de ces veinards qui ont acheté, ces derniers jours, des actions Procter&Gamble à 40 dollars (P&G cote depuis longtemps déjà autour des 60 dollars)?
  5. Opérez par étapes. Rome ne s’est pas faite en un jour. Donnez-vous, vous aussi, le temps de construire vos positions.
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