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Des milliers de Belges se cachent du fisc

Des dizaines de milliers d'investisseurs belges ont opté pour le précompte mobilier supplémentaire de 4% pour échapper à l'obligation de déclarer leurs revenus mobiliers au fisc.

Des dizaines de milliers d'investisseurs ont déjà payé cette année un précompte mobilier de 21% majoré de 4% pour éviter de déclarer leurs revenus mobiliers dans leur déclaration fiscale, a constaté De Tijd après avoir sondé les plus grandes banques du pays.

Tous les Belges doivent indiquer à leur banque s'ils choisissent de payer un précompte mobilier de 21% ou de 21+4% sur les rendements et les dividendes des actions assorties d'un strip.

Si l'investisseur opte pour les 21%, il devra obligatoirement déclarer ses revenus mobiliers au fisc l'année suivante. Il autorise également sa banque à partager les informations au sujet de ses rendements et de dividendes à un point central du ministère des Finances.

S'il opte en revanche pour les 21+4%, l'investisseur ne doit rien déclarer à personne.

Les clients de BNP Paribas Fortis et ING peuvent encore faire connaître leur choix jusqu'à demain. Dans la plupart des autres banques, le deadline est déjà passé.

Des milliers d'investisseurs concernés

Chez BNP Paribas Fortis, 20.000 clients ont opté pour le précompte de 21+4%. Les autres banques ne donnent que des pourcentages. Mais il est clair que des dizaines de milliers de clients échapperont à l'obligation de déclarer leurs revenus mobiliers.

Les pourcentages sont très différents, selon que l'investisseur soit client d'une banque classique ou d'une banque privée. Ainsi, chez Degroof, près de 50% des clients ont choisi la taxe de 4%. Plus de la moitié ont également fait ce choix chez Petercam. En revanche, ils sont 2% à avoir choisi de rester à l'abri des regards du fisc chez KBC et moins de 1% chez ING.

Anonymité ou facilité?

"L'anonymat est la raison principale qui pousse les clients à choisir le précompte de 21+4%", estime BNP Paribas Fortis. En revanche, Olivier Van Belleghem, de la banque Degroof, estime qu'il s'agit davantage d'une question pratique : "ce n'est pas tant l'anonymat que les inquiétudes au sujet de la procédure pour déclarer les revenus mobiliers qui est en question. Beaucoup de clients veulent une solution simple, même si elle est plus chère".

Belfius est du même avis : "la complexité de la déclaration obligatoire joue un rôle déterminant".

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