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Halloween sévit aussi en Bourse

Le 31 octobre, c'est Halloween. Des enfants déguisés passent de maison en maison pour quémander des bonbons, des soirées à thème sont organisées... Mais l'esprit d'Halloween peut également frapper en Bourse.

Le jargon boursier n’est pas nécessairement toujours technique et rébarbatif. Pour certains termes, les financiers ont puisé leur inspiration dans l’ambiance d’Halloween. Quelques exemples:

Indicateur Halloween

"Sell in May but always remember to come back in September" ("Vendez en mai, mais rappelez-vous de revenir en septembre") est l’un des dictons boursiers les plus connus. Le raisonnement sous-jacent est le suivant: les Bourses sont toujours moins performantes en été. L’indicateur Halloween est une variante du principe "Vendez en mai", si ce n’est qu’il inclut également les mois de septembre et d’octobre parmi les mauvais crus boursiers. Selon l’indicateur Halloween, il est donc préférable de ne racheter en Bourse que début novembre, à l'époque d’Halloween. Les Bourses seraient plus performantes entre novembre et mai que pendant les six autres mois de l’année.

Le jour des quatre sorcières

Les sorcières ne sont jamais très loin lorsqu’on parle d'Halloween. Et ces êtres magiques frappent régulièrement en Bourse. Plus précisément chaque troisième vendredi de mars, mai, septembre et décembre, lorsqu’options et contrats à terme viennent à échéance. Ces "jours des quatre sorcières" ne surviennent que quatre fois par an et entraînent souvent de forts soubresauts des cours, qu’ils soient positifs ou négatifs. Ces vendredis sont également appelés Freaky Friday.

Death Bond

Si Halloween a parfois un petit côté lugubre, la réalité dépasse souvent la fiction. On a ainsi vu apparaître dans les années 80 le phénomène des "viatical settlements" aux États-Unis. Cela consiste à racheter avant son échéance l’assurance-vie d’un malade en phase terminale. Le montant du rachat permet au malade de financer ses frais médicaux. L’acheteur, de son côté, attendra simplement la mort de l’assuré pour empocher le capital décès. Autrement dit: plus l’assuré meurt vite, plus il tire des bénéfices. Il arrive également que ces "viatical settlements" soient revendus à des banques d’investissement, qui les regroupent alors dans des produits financiers vendus comme des obligations. Ces dernières ont dès lors été baptisées death bonds.

Zombie

En Bourse aussi, on trouve des zombies. Ce sont les entreprises qui, comme ces créatures surnaturelles, ne savent pas qu’elles sont mortes. Autrement dit, des entreprises au bord de la faillite qui font comme si rien de rien n’était. Inutile de dire que les investisseurs ont intérêt à rester à l’écart de ces morts-vivants.

Comptabilité vaudou

Dans certains Etats des Caraïbes ou d’Afrique, le vaudou est une religion officielle; en Europe, c’est surtout un synonyme de magie noire. Certaines entreprises parviennent ainsi à ensorceler leur bilan à coup de formules magiques compliquées: des trucs comptables douteux leur permettent de maquiller les chiffres et de dissimuler de graves problèmes financiers auxquels elles sont confrontées. Il ne faut donc pas s’étonner si la comptabilité vaudou et les zombies vont souvent de pair.

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