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"Je gagne beaucoup plus aujourd'hui que lorsque j'étais pilote"

Il y a plus de dix ans, Thierry Boutsen (52 ans) a abandonné l'univers de la course automobile pour se consacrer à son autre grande passion à Monaco: l'achat et la vente d'avions.

(mon argent) – Thierry Boutsen est une icône de la course automobile belge. A partir de 1983, il sera actif pendant dix ans en Formule 1. Pendant sa carrière, il inscrira trois victoires. Plus tard, il se consacrera aux courses d’endurance comme les 24 heures du Mans. C’est d’ailleurs sur cette course qu’il fut, en 1999, victime d’un grave accident. Ce fut la fin d’une carrière richement garnie.

Heureusement pour T. Boutsen, à l’époque, une autre grande passion l’animait : les avions. C’est ainsi qu’il fit de cette passion sa nouvelle activité professionnelle. A Monaco, il mit sur pied une entreprise spécialisée dans la vente d’avions. « Nous vendons tout ce qui ressemble de près ou de loin à un business jet, de première ou de seconde main. Les prix varient entre 1,5 million et 70 millions de dollars. En 2008, nous avons vendu plus de trente appareils. », affirme Boutsen.

Vivre à Monaco

Boutsen vit depuis de longues années à Monaco. L’ancien pilote y apprécie la météo clémente, l’ambiance et le sentiment omniprésent de sécurité. Il ne s’intéresse en revanche pas le moins du monde au stress et aux paillettes. « Ce n’est pas parce qu’on vit à Monaco qu’on est riche. Notre style de vie ne serait pas différent si nous habitions un autre pays. »

Monaco accueille également le siège de son entreprise, Boutsen Aviation.  Cette entreprise a par ailleurs bien résisté à la crise économique. « 2008 fut même une excellente année : nous avons vendu plus de trente appareils. L’an dernier, les ventes ont évidemment ralenti quelque peu, mais moins que ce que j’avais pressenti. La crise a incité pas mal de clients à revendre leur appareil pour en acheter un plus petit. D’autres ont profité en revanche de la crise pour acheter à moindre coût. »

Eviter les risques

En tant que pilote de course, Boutsen ne craignait pas de prendre des risques. Agit-il de la même façon avec ses finances ? « Dans ma vie privée, je n’ai jamais pris autant de risques que pendant ma carrière de pilote. Je suis un investisseur extrêmement prudent. Mes investissements m’ont donc rapporté moins lorsque les marchés étaient au vert, mais j’ai aussi limité les dégâts lorsqu’ils ont kraché ! », explique-t-il. Boutsen réexamine son portefeuille pour l’adapter aux nouvelles réalités économiques. Actuellement, il est investi principalement en fonds de placement, or et immobilier.

Boutsen ne se laisse pas non plus tenter par les promesses de rendements exorbitants. « A un certain moment, Jean-Pierre Van Rossem recherchait des investisseurs pour son fonds de placement dans le secteur automobile. Il promettait un rendement de 10% par mois. C’est évidemment impossible. Je n’ai donc jamais accepté d’y participer. »

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