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L'année 2009 en 7 chiffres

L'année 2008 a pulvérisé des records sur de nombreux fronts, mais l'année dernière s'est également caractérisée par des plus hauts et des plus bas assez spectaculaires. Voici les sept chiffres qui ont marqué les marchés financiers en 2009.

(mon argent) – Les chiffres en disent parfois plus long que les mots. La liste ci-dessous est loin d’être exhaustive, cependant ces chiffres démontrent bien que 2009 fut également une année mouvementée sur les marchés financiers. Tant sur les marchés boursiers que sur les marchés obligataires et des matières premières, plusieurs niveaux historiques ont été atteints.

1.033,9

2009 fut l’année des records pour le cours de l’or. Le prix historique de 1033,9 dollars l’once qui a été atteint en mars 2008 a été effacé le 6 octobre 2009 des tables. Cette percée psychologiquement importante a donné lieu, ces derniers mois, à la hausse du prix de l’or. Aujourd’hui, l’once se négocie à plus de 1.100 dollars (31,1 grammes). Le métal jaune tire profit de la baisse du dollar, de la crainte de l’inflation et de l’alourdissement des dettes publiques.

33,3    

L’indice de return belge du Bel20, qui intègre les dividendes, a gagné en 2009 33,3% (en date  du 21 décembre 2009). Ce gain s’inscrit en net contraste avec la perte de 52,2% accusée par l’indice en 2008. Parmi les principales valeurs en hausse de cet indice figurent les actions cycliques qui avaient été sévèrement pénalisées en 2008. D’Ieteren, Keyware et Nyrstar seront probablement les actions belges les plus performantes de 2009, avec une multiplication par presque quatre de leur cours.

44

Warren Buffett a mis sur la table 44 milliards de dollars, en 2009, pour acquérir Burlington Northern Santa Fe Corp, la deuxième compagnie ferroviaire des Etats-Unis. C’est la plus grande acquisition de l’histoire de Berkshire Hathaway, le véhicule d’investissement de Buffett. Le milliardaire américain est depuis plusieurs années à la recherche d’un « éléphant » (une opération équivalente à au moins 10 milliards de dollars) pour les liquidités affluant au sein de son holding. Buffett croit beaucoup à l’avenir du transport de marchandises par les voies ferrées.

13,5

Lloyds Banking Group, la plus grande banque au détail britannique, est parvenue en décembre 2009 à augmenter son capital de 21 milliards de livres (23,5 milliards d’euros). L’essentiel provient d’une augmentation de capital avec droits préférentiels pour les actionnaires existants à hauteur de 13,5 milliards de livres. Ce fut la plus grande  augmentation de capital du genre jamais organisée. En 2009, de nombreuses autres sociétés, dont beaucoup d’entreprises belges, ont levé des capitaux grâce à la Bourse. Pour un certain nombre d’entreprises, l’augmentation visait à renforcer le bilan, pour d’autres ce capital était affecté à leur expansion.

1.000

L’année 2009 entrera indubitablement dans les livres d’histoire comme étant une année record pour les obligations d’entreprises. Sur le marché des eurobligations, plus de 1.000 milliards d’euros d’obligations d’entreprises ont en effet été émises, ce qui représente 60% de plus qu’en 2008. Les obligations ont rencontré un vif succès parmi les investisseurs en raison des rendements intéressants qu’elles offraient. Au début de l’année, ces rendements ont excédé 8%, même pour les obligations de grande qualité.

1    

2009 sera également l’année des taux à court terme historiquement faibles appliqués par les banques centrales, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis. En conséquence, les taux de base des livrets d’épargne traditionnels des grandes banques sont revenus à 1%, le plus faible niveau jamais atteint. De même, les bons de caisse et les comptes à terme à court terme ont rapporté très peu d’un point de vue historique. Ce taux faible doit cependant être considéré dans la perspective d’une inflation négative. Pendant la plus grande partie de l’année 2009, il a été question d’une déflation. Ce n’est qu’en décembre que l’inflation en Belgique a dépassé 0, à 0,26% précisément.

260

L’économie a beau être en voie de redressement, les analystes craignent que le taux de chômage et les faillites se fassent plus fréquentes encore. C’est ce qui ressort du nombre de grandes sociétés ayant dû confesser un défaut de paiement au niveau international en 2009. Il s’agit de 260 entreprises ne parvenant plus à honorer leurs engagements financiers. Ce chiffre représente le double de celui de 2008. C’est aussi le chiffre le plus élevé depuis que l’agence de ratings Standard & Poor’s (S&P) a commencé à tenir ces statistiques à jour en 1981. Le précédent record remonte à 2001. Au cours de cette année de crise, le S&P comptait 229 entreprises en défaut de paiement.

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