Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent
Publicité

"Le Bel20 n'a pas encore touché le fond"

Où vont les Bourses? Les observateurs sont partagés. S’il faut en croire les analystes techniques, qui se basent exclusivement sur les graphiques de cours, la tendance est plutôt négative.
Publicité

(mon argent) – L’indice Bel20 est à la baisse. Depuis fin avril, il a déjà perdu plus de 8%. Il se situe aujourd’hui juste tout au-dessus des 2.500 points après avoir culminé à plus de 2.700 points il ya quelques semaines. Le mouvement se poursuivra-t-il? Difficile à dire. Pour les uns, les risques pèsent plus lourd que les éléments positifs: la crise de la dette dans la zone euro ne va rien arranger. Pour les autres, les cours intègrent déjà suffisamment les problèmes actuels.

Contrairement aux analystes financiers, leurs collègues techniques ne regardent pas les chiffres macro et micro-économiques pour prédire l'évolution boursière: ils ne font confiance qu’aux graphiques des cours. En identifiant les motifs récurrents, ils tentent de prévoir l’orientation du marché des actions.

Pessimisme

Et leurs conclusions sont plutôt pessimistes. "Le tableau à court terme du Bel20 est négatif depuis que l’indice a franchi le support des 2.520 points la semaine dernière", explique Marc Brems, de la lettre de placements l'Investisseur. "Autre mauvais point: la baisse de la moyenne des cours sur 50 jours sous la moyenne de 200 jours. Depuis début mai, l’indice recule presque sans interruption, au point que certains indicateurs commencent à donner des signaux d’achat. Une reprise très provisoire reste donc possible, mais au stade actuel, rien ne prouve que l'indice ait touché le fond", poursuit un Marc Brems peu encourageant.

Chez Royce Tostrams, le gestionnaire de patrimoine néerlandais spécialisé dans l'analyse technique, on s’attend à de nouvelles baisses du Bel20 à brève échéance. "La tendance est clairement à la baisse depuis plusieurs semaines. Cela traduit une pression persistante sur les ventes. Tant que l’indice fluctue à l’intérieur de cette tendance, je resterai prudent. Le palier suivant se situe à 2.408,99 points. C’est le niveau auquel l’indice était tombé le 25 août 2010", ajoute R. Tostrams.

Long terme

À plus long terme, soulignent les analystes, les perspectives sont différentes. "La tendance de court terme n’affecte guère le tableau de long terme", estime Marc Brems. "Après un premier redressement en 2009, la Bourse hésite. Le Bel20 est encore loin du top de 2007. Il s'en faut de plus de 45%. Le prochain grand mouvement interviendra lorsque l'indice dépassera 2.800 points ou descendra sous les 2.300 points", prédit-il.

Et les autres indices européens? Pour les analystes techniques, les conclusions sont similaires. La situation est différente aux États-Unis: "Contrairement à l’Europe, la tendance de Wall Street reste à la hausse, mais cela pourrait changer si le S&P500 franchit le support de la moyenne sur 200 jours", déclare Brems.

Peut-on se fier à l'analyse technique?

Les prédictions des analystes techniques sont-elles en béton ? Non, bien entendu, et les analystes sont les premiers à le reconnaître. "Pour moi, l’analyse technique est d’abord un outil de négoce ou d’investissement", écrit Karel De Bie, de BNP Paribas Fortis, sur un blog du site De Tijd. Si K. De Bie relativise la capacité de prévision des analystes techniques, il y voit néanmoins un bon moyen pour gagner de l’argent. "Disons que si les signaux techniques sont faux à 40%, peut-être le jeu en vaut-il la chandelle dans cette mesure. Par exemple, si vous voyez que vous pouvez perdre 1 euro dans un placement, mais que si les choses tournent bien, le même placement vous rapportera 2 euros, pourquoi ne pas réitérer l’opération? C’est là que se trouve la force de l'analyse technique: même si les signaux sont faux dans la moitié des cas, un rapport potentiel supérieur à la perte potentielle vous donne un avantage exploitable", conclut K. De Bie.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés