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Les 10 meilleures actions de l'été

Les actions défensives font de meilleures prestations estivales que les actions cycliques. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un oeil aux actions belges qui ont surclassé le Bel20 au cours des dernières années.

(mon argent) - Pour identifier les actions qui ont le mieux presté au cours de l’été, nous avons analysé les performances des actions du marché à terme et du fixing bruxellois au troisième trimestre. L’analyse porte sur toutes les années depuis 1991, l’année du lancement de l'indice Bel20. Pour dégager suffisamment de tendances crédibles, nous n’avons sélectionné que les actions cotées depuis plus de dix ans. Les valeurs Belgacom et AB Inbev ne sont ainsi pas prises en compte.

Le tableau ci-dessus montre les actions qui sont le plus souvent parvenues à surclasser l'indice Bel20 au troisième trimestre. Premier constat: le haut du classement est essentiellement peuplé d’actions défensives. Huit des dix premières places sont occupées par des secteurs moins cycliques. L'alimentation et les médicaments sont des produits sur lesquels les consommateurs ne font pas d’économies quelle que soit la conjoncture.

Les 10 meilleures actions de l'été

 

Les actions courtisées

Le classement est largement dominé par le groupe biopharmaceutique UCB, qui a réussi à faire mieux que l'indice Bel20 à 16 reprises sur ces 19 dernières années au troisième trimestre. Sans surprise, à la deuxième place, on trouve son concurrent Omega Pharma, qui a battu 9 fois l'indice Bel20 sur ces 12 dernières années au troisième trimestre. La présence de Tubize (le holding mère d’UCB) en troisième place n'est pas non plus une surprise. Pourquoi les performances estivales des actions pharmaceutiques n’étonnent pas? Jan De Kerpel, analyste chez KBC Securities: "Le deuxième trimestre est généralement favorable en termes de chiffre d'affaires. Il permet encore de vendre des traitements typiques de l'hiver en mars et début avril, tandis que les maladies caractéristiques du printemps ou de l'été commencent à se manifester en fin de trimestre. Les résultats du deuxième trimestre, qui seront publiés au troisième trimestre, peuvent dès lors être meilleurs que prévu et soutenir les cours", estime De Kerpel.

L'analyste évoque notamment le cas d’UCB, dont les ventes de Zyrtec sont soutenues par les maladies estivales comme le rhume des foins, et par un antitussif (Tussionex) qui peut réserver de bonnes surprises en cas de poussée hivernale tardive aux États-Unis. "Tendance similaire pour Omega Pharma, qui lors des étés précoces profite des ventes de crèmes solaires", ajoute encore De Kerpel.

L’analyste de KBC cite aussi la publication des résultats scientifiques annoncés lors de congrès  généralement organisés en été. "Lors du congrès mondial du diabète (le week-end dernier) ont été divulguées de nombreuses informations positives sur des études cliniques et des produits en développement", poursuit-il.

Si la présence des groupes pharmaceutiques en haut du classement n’est pas étonnante, celle du groupe technologique EVS l’est davantage. Les bonnes performances de ce groupe ne sont toutefois pas un phénomène typiquement estival: il a systématiquement fait mieux que le marché ces dernières années, tous trimestres confondus. Autre action du top 5, la sicaf immobilière Warehouses Estates dispose de nombreux atouts défensifs. 

Parmi les actions typiquement estivales, figurent aussi de nombreuses entreprises actives dans le secteur de l'alimentation. Le groupe de distribution Colruyt et le fabricant de biscuits Lotus Bakeries figurent en haut de classement. AB Inbev, avec 6 bons étés sur 9, est en bonne voie pour intégrer la tête de liste.

Les actions délaissées

A l’autre extrême, certaines contre-performances étonnent. La plus mauvaise prestation d'été est en effet notamment à mettre au passif de GIMV, qui n'a surperformé le BEL20 que 2 fois en 13 ans. GBL et Sofina traînent aussi en queue de classement. GBL n'a battu le Bel20 de 4 années sur 19 au troisième trimestre; Sofina ne l’a fait que 6 fois sur 19. Les mauvaises performances des holdings surprennent. Leur diversification est en effet un gage de leur caractère de placements défensifs. Mais Hans D’Haese, analyste spécialisé dans les actions à la Banque Degroof, constate que les holdings sont nombreux à souffrir de summer blues. "En moyenne, la décote des holdings par rapport à la valeur intrinsèque est plus élevée de 1% l'été. Et c'est le cas depuis des années. Je ne vois cependant aucune véritable explication à ce phénomène", glisse Hans D’Haese.

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