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Les 10 mois les plus agités du Bel20

Au cours du mois écoulé, les actions belges ont perdu, dividendes compris, près de 3%. Mai 2010 n’a pas été le pire mois boursier de l’histoire mais bien l’un des plus agités depuis l’introduction du Bel20.

(mon argent) – Sell in May and go away. Ce célèbre adage boursier signifie que les marchés d’actions sont assez calmes en été. Certaines études montrent même qu’il est plus rentable de vendre ses actions début mai et de ne revenir en Bourse qu’en septembre ou en octobre.

L’investisseur qui aura appliqué cet adage à la lettre cette année n’a pas à s’en plaindre. Mai 2010 a été un mois exécrable pour la plupart des places boursières. C’est ainsi que l’indice américain Dow Jones Industrial a perdu 7,9%. Du jamais vu depuis 1962 aux États-Unis!

En Belgique, les dégâts pour l’indice Bel20 sont restés limités à 2,9%, mais le mois écoulé se classe troisième au hit-parade des pires mois de mai de l’histoire du Bel20, créé en 1990. La perte enregistrée en mai avait atteint 4,9% en 2006 et 3% en 1999. Si nous prenons tous les mois de l’année en considération, la perte essuyée en mai 2010 ne signifie pas grand-chose. Le pire mois pour le Bel20 a été octobre 2008, avec une chute de 21,4%. Mai 2010 ne figure même pas dans le top 30 des pires mois boursiers.

Agité

Cela étant, le mois écoulé a été marqué par une forte volatilité des cours, qui se mesure au nombre de jours pendant lesquels le Bel20 a progressé ou reculé de plus de 2%. En mai dernier, ce fut le cas 10 jours sur 21. En d’autres termes, l’indice boursier belge a gagné ou perdu plus de 2% près d’un jour sur deux.

Cette proportion fait de mai 2010 le huitième mois le plus agité de l’histoire du Bel20. Dans le top 10 (voir tableau), nous retrouvons assez logiquement quatre mois de l’annus horribilis 2008. En octobre 2008, le Bel 20 a connu 17 séances boursières "agitées".

Précisons au passage que les 10 mois boursiers les plus perturbés se sont tous soldés par une perte et que dans 6 cas sur 10, cette perte a même dépassé les 10%. Peut-être est-ce dû au fait qu’une progression boursière s"opère en général de manière plus uniforme et plus paisible qu’une correction. Les replis boursiers s’accompagnent d’une augmentation de la nervosité.

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