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Méfiez-vous des rouges à lèvres en Bourse...

L'année 2010 sera-t-elle une bonne année sur les marchés boursiers? Cette question brûle sur les lèvres de nombreux investisseurs. Et bien que les économistes et analystes disposent de théories bien fondées, d'autres indicateurs plus 'alternatifs' prétendent également pouvoir prédire l'évolution boursière de l'année à venir...

(mon argent/cnbc) – Si vous demandez à un analyste de dévoiler ses prévisions pour l’année 2010, il se basera sur des indicateurs officiels représentant les chiffres du chômage, la confiance des entrepreneurs et des consommateurs, l’évolution du secteur de la construction,… Mais il existe également des indicateurs alternatifs. Les Américains surtout se plaisent à trouver des liens entre des événements dûs au hasard et les prestations des marchés boursiers. De tels indicateurs sont rarement fiables, et encore moins scientifiquement acceptables. Voici quelques théories parmi les plus originales.

Rouge à lèvres

Après les événements du 9/11, la direction du géant cosmétique Estée Lauder a remarqué une hausse considérable des ventes de rouge à lèvre. Une explication fut vite trouvée: si vous n’avez pas confiance dans l’avenir, vous achèterez moins de produits chers. Selon cette théorie, les femmes achèteraient donc moins de vêtements et de chaussures en temps de crise, mais utiliseraient plus de rouge à lèvre pour compenser ce manque et accentuer leur beauté. L’’indicateur rouge à lèvres’ était né. Lorsque les ventes de rouge à lèvres augmentent, cela indique une période de récession ou une période d’insécurité économique.

Jupes courtes

Les investisseurs devraient s’intéresser aux jupes courtes qu’ils croisent dans les rues... Lorsque les designers de mode présentent de nombreuses jupes courtes, cela signifie que l’économie se porte bien. Les jupes longues indiqueraient un recul de l’économie, car les femmes les portent lorsqu’elles se sentent incertaines. La confiance des consommateurs est peu élevée.

Super Bowl

Certains investisseurs superstitieux attendent avec impatience de connaître le gagnant du Super Bowl, la finale des championnats de football américain. Lors de ce match, la meilleure équipe des deux conférences, l’AFC et la NFC, s’affrontent. D’après l’indicateur Super Bowl, si l’équipe AFC remporte le titre, il faut s’attendre à une mauvaise année boursière. Si l’équipe NFC remporte le match, une bonne année boursière attend les investisseurs.

Bien entendu, aucune raison objective ne vient soutenir la thèse selon laquelle le résultat d’un tel championnat aurait une quelconque influence sur la Bourse. Mais il existe bien un lien statistique. Durant ces 40 dernières années, l’équipe de la NFC a remporté 22 fois le Super Bowl. Durant ces années, le Dow Jones a grimpé en moyenne de 12,1%. Et durant les années où l’équipe AFC est sortie gagnante, l’indice boursier américain a grimpé de seulement 2% en moyenne.

Maillot de bain

Chaque année en février, le magazine sportif américain Sports Illustrated publie une édition spéciale ‘maillots de bains’. Plusieurs investisseurs se fient à la couverture du magazine pour prédire l’évolution du marché d’actions américain. Lorsqu’un mannequin américain figure sur la couverture, l’indice S&P devrait prester mieux que le rendement moyen. S’il s’agit d’un modèle étranger, l’indice devrait prester moins bien.

L’édition spéciale ‘maillots de bains’ de Sports Illustrated existe déjà depuis 45 ans. On dispose donc de suffisamment de chiffres pour mesurer la fiabilité de cet indicateur. Entre 1979 et 2008, le rendement moyen annuel du S&P 500 se situait à 8,9%. Les années où la couverture du magazine présentait un modèle américain, le rendement se situait en moyenne à 13,9%. Lorsque le modèle n’était pas américain, le rendement moyen s’élevait à 7,2%. Mais cet indicateur n’est pas infaillible. En 2008, le S&P a perdu environ 38%, alors que le mannequin américain Marisa Miller étaient mis en évidence. En 2009, c’est le modèle israélien Bar Rafaeli qui trône sur la couverture…

Harvard

Un jeune homme a développé l’indicateur Harvard MBA. En se basant sur le nombre de diplômés de l’université américaine qui optent pour une carrière dans le secteur financier, il conclut à une hausse ou une baisse sur le marché d’actions. Lorsque plus de 30% des étudiants diplômés optent pour un job dans le secteur financier, les investisseurs devraient délaisser les actions. A l’inverse, une bonne période boursière s’annonce lorsque seulement 10% des diplômés choisissent une carrière financière.

Ce raisonnement n’est pas dénué de sens : plus les jobs du secteur financier attirent de candidats à l’embauche, plus le marché d’actions risque d’avoir atteint un sommet ou une bulle risque d’éclater. Lorsque moins d’étudiants se laissent tenter par un job dans le secteur financier, le marché d’actions sort d’une mauvaise passé et les bonnes affaires apparaissent.

L’indice Big Mac

The Economist affirme que l’on peut connaître le coût de la vie d’un pays en se basant sur le prix d’un hamburger. Le magazine américain se base sur le prix d’un Big Mac, l’hamburger le plus célèbre de McDonalds, en vente dans plus de 120 pays. Les ingrédients sont partout les mêmes, ce qui facilite la comparaison. The Economist calcule l’indice Big Mac depuis 1997. Le prix d’un hamburger est exprimé en dollars pour chaque pays. Lorsque le prix est plus élevé qu’aux USA, cela signifie que le coût de la vie du pays concerné est plus élevé. Si c’est moins cher, la vie est relativement moinjs chère dans ce pays.  Cet indice devrait permettre aux investisseurs à évaluer si une devise est sur- ou sous-estimée.

 

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