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Opportunité ratée en Bourse? Voici la solution!

Les obligations émises lundi par UCB ont recueilli un tel succès que la vente a été clôturée au bout de deux heures. Pour les investisseurs qui ont raté le coche, il reste toutefois des possibilités sur le marché secondaire. Quelles sont-elles et comment en profiter au mieux ?

(mon argent) – Les particuliers ont souscrit massivement à l’émission obligataire lancée cette semaine par le groupe biopharmaceutique UCB. Les obligations, qui courent sur cinq ans, ont été proposées avec un rendement net d’environ 4,5% par an. Avec cette opération, le groupe comptait lever « au minimum » 150 millions d’euros mais il en a retiré finalement 750. L’intérêt était tel qu’il n’a pas fallu plus de deux heures pour atteindre le cap des 750 millions.

Les personnes qui ont réagi trop tard pour en profiter peuvent néanmoins récupérer la mise sur le marché secondaire. Tout comme dans le cas des actions, il s’agit d’une bourse où les vendeurs cherchent une contrepartie pour leurs obligations. Il faut savoir cependant que les conditions diffèrent fortement selon que les obligations sont achetées sur le marché primaire, soit au lancement de l’émission, ou sur le marché secondaire. D’abord, les coûts sont plus élevés si vous achetez l’obligation sur le marché boursier. Si vous souscrivez à une émission obligataire, il n’y a ni taxe boursière ni commission. Si vous passez par le marché boursier, vous devrez payer une taxe boursière de 0,07% et une commission qui tourne généralement autour de 1% par achat ou vente.

L’inconvénient de l’achat d’une obligation sur le marché primaire réside dans la moindre transparence de l’opération. « L’investisseur n’a pas vraiment de vision de la demande. En revanche, cette transparence existe sur un marché secondaire où le prix est déterminé par le jeu de l’offre et de la demande », explique Nicolas Decruynaere, de Goldwasser Exchange.

Hausse des cours

Lorsqu’une obligation arrive sur le marché à des conditions attrayantes, il arrive souvent que son cours parte en flèche à la première cotation. Résultat : son rendement part à la baisse et elle devient naturellement moins intéressante. « Le premier jour de sa cotation, l’obligation UCB a atteint un cours de 104,25 pour cent. Son prix d’émission était de 101,875. Du fait de la hausse du cours, le rendement net est passé de 4,5 à environ 4%», note Nicolas Decruynaere.

Le même phénomène s’est produit début 2009 avec l’émission obligataire de AB Inbev. À l’émission, le rendement net était de 5,4%. Entre temps, le cours est monté à plus de 110%, avec pour conséquence aujourd’hui que le rendement net n’est plus que de 3,4%. Comparé au rendement net de 3,2% des bons d’Etat belges, l’écart de rendement est mince. Cela ne vaut donc plus trop la peine d’acheter cette obligation.

Stratégies

Pour les investisseurs qui ont acheté cette obligation au moment de son émission, différentes stratégies sont possibles. Ou ils la gardent jusqu’à l’échéance finale, ce qui leur permet de récupérer à peu près leur mise de départ tout en empochant annuellement un coupon élevé. Ou ils la vendent quand elle atteint un cours supérieur à celui qu’elle avait au moment de l’achat. « Cette stratégie est généralement plus rentable, estime Nicolas Decruynaere. Imaginons que vous avez acheté une obligation à 100% et que son cours actuel est de 112%. Vous la vendez à 112 et avec le bénéfice, vous achetez une nouvelle obligation assortie d’un coupon inférieur. Ce faisant, votre capital est assuré à concurrence de 112 au lieu de 100. Certes, vous percevez un coupon inférieur mais vous payez aussi moins de précompte mobilier. Les calculs ont démontré qu’au final, cette stratégie est moins coûteuse et plus rentable », déclare Decruynaere. Le revers de la médaille est évidemment que vous allez devoir payer une commission pour cet arbitrage. Il faut donc tenir compte de tous ces éléments dans l’arbitrage.

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