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Qu'est-ce qui peut encore nourrir la Bourse?

Ces dernières semaines, plusieurs places boursières ont atteint des niveaux record. Quels sont les facteurs susceptibles de pousser davantage les cours à la hausse?
©REUTERS

Cinq ans après le début de la plus grande crise financière du millénaire, certains indices boursiers comme le Dow Jones américain et le DAX allemand se sont refait une santé. Par contre, d’autres comme le Bel20 et l’indice technologique Nasdaq ont encore un long chemin à parcourir avant de retrouver leur forme d’antan. Trois facteurs pourraient doper les cours et les pousser à la hausse.

1. La "grande rotation"

Sous la pression des rendements historiquement bas des produits à revenu fixe - comptes d’épargne en tête -, de grandes quantités de capitaux pourraient revenir sur les marchés d’actions.

2. Valorisations attrayantes

Les ratios cours/bénéfice des principaux indices boursiers européens se situent actuellement entre 10 et 12. Pour les Bourses européennes, le niveau moyen historique est d’environ 15. Un ratio cours/bénéfice de 12 implique un rendement attendu de plus de 8% par an. Comparé à la plupart des autres classes d’actifs, il semblerait que ce soit le meilleur rendement auquel on puisse s’attendre en ce moment. De plus, les dividendes des actions européennes génèrent actuellement un rendement brut d’environ 4%.

D’après certains analystes, la valorisation des actions hors Europe est acceptable. Le Dow Jones se situe à un niveau record, mais des composantes importantes de l’indice, comme le producteur d’aluminium Alcoa et le fabricant d’engins de chantier Caterpillar, offrent encore beaucoup de potentiel à la hausse. Dans les marchés émergents, les principales Bourses - brésiliennes et chinoises - sont plutôt à la traîne. Avec ces niveaux relativement faibles, une reprise est cependant possible si l’économie mondiale se reprend peu à peu.

3. Le facteur psychologique

Le dépassement de certains seuils magiques - comme par exemple les 14.000 points du Dow Jones - a surtout un impact psychologique. Les investisseurs sont bombardés de perspectives positives. Résultat: l’enthousiasme pour la Bourse s’autoalimente et les indices se renforcent malgré des nouvelles inquiétantes, comme par exemple celles relatives aux problèmes budgétaires des Etats-Unis.

Pour Marc Brems, analyste technique du magazine boursier L’Investisseur, nous pouvons malgré tout parler de "véritables" percées des niveaux record par les indices boursiers. Pendant la consolidation de ces dernières semaines - et malgré la hausse de la volatilité - les indices ont poursuivi leur tendance haussière. Ils sont restés au-dessus des lignes de support et des moyennes à long terme. "Certainement en Europe, le dépassement des anciens records peut être considéré comme un nouveau signal d’achat: ce dépassement, même s’il est technique, a éliminé en grande partie les doutes des dernières semaines", estime-t-il.

Cassandre

Des observateurs plus pessimistes mettent cependant en garde contre les dangers possibles de l’optimisme débridé que pourraient susciter ces records boursiers. Marc Faber, l’éditeur renommé de "‘Doom, Boom and Gloom Report", s’attend à une rechute du marché un plus tard dans l’année. D’après ses prévisions, il faut s’attendre à une correction d’au moins 20%. D’autres Cassandre moins connus, comme les analystes de Bespoke Investment Group, s’attendent plutôt à une augmentations de la volatilité ou de la nervosité sur les marchés. Dans leur scénario, la tendance positive sera bien là, mais des fluctuations fréquentes - et qui pourraient aller jusqu’à 5%, tant à la hausse qu’à la baisse - pourraient caractériser le reste de l’année boursière.

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