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Risque faible, rendement élevé?

Ces dix dernières années, l’investissement en Bourse a été, à peu de choses près, une opération blanche. Pourtant, les marché des actions ont connu de grandes fluctuations. C’est précisément de cette volatilité que plusieurs nouveaux fonds de placement entendent mettre à profit.
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(mon argent) – Que faire lorsque les Bourses montent et descendent, sans toutefois que le solde ne bouge?  Les fonds dits "de volatilité" veulent apporter une réponse à cette question.  Ils sont de plus en plus nombreux à voir le jour.

Le BNPP L1 Equity Minimum Variance de BNP Paribas Investment Partners est le dernier en date. Ce fonds exclusivement composé d’actions a pour indice de référence le MSCI World. Son principal objectif est de tendre vers une volatilité minimale sans nuire au rendement. Pour cela, le fonds part dans chaque secteur à la recherche d’actions présentant les fluctuations boursières les plus réduites ainsi qu’une corrélation limitée entre elles. "Le fonds répond aux besoins de nombreux investisseurs qui souhaitent réduire le risque absolu des placements en actions", explique Robert Haugen, conseiller scientifique de BNP Paribas Investment Partners.

Les stratégies d’investissement basées sur la "minimum variance" exploitent les écarts de marchés déjà découverts en 1969 par Haugen: les investisseurs en actions ne sont pas suffisamment rémunérés pour le surcroît de risque. "Mieux encore, les actions les moins risquées sont celles qui, dans la durée et sur les marchés mondiaux, offrent les rendements les plus élevés. Cela semble en contradiction avec la théorie classique de financement où on admet que pour bénéficier d’un investissement plus élevé, il faut accepter davantage de risque", constate Haugen.

Fluctuations gagnantes

Vu que ces fonds se composent exclusivement d’actions, ils ne peuvent pas empêcher d’enregistrer des rendements négatifs lorsque les bourses internationales plongent, ce qui explique la multiplication des fonds qui investissent dans les écarts de cours plutôt que dans les actions. Plus les écarts sont grands – dans le jargon, on dira plus la volatilité est grande –, plus le fonds prend de la valeur, quelle que doit l’orientation des bourses.

Ce type de fonds investit dans la volatilité dite implicite, dérivée du marché des options. La volatilité reflète les futures variations de prix attendues par les investisseurs. Plus ils considèrent la bourse risquée, plus le prix qu’ils sont prêts à payer est élevé. Cela signifie donc que la volatilité implicite augmente lors de corrections boursières.

"Cette relation inverse – également appelée corrélation négative – offre des propriétés intéressantes. En investissant dans la volatilité, on compense en effet les mouvements trop amples des portefeuilles de placement grâce à l’évolution en forte hausse de la volatilité. Investir dans la volatilité peut donc être considéré comme un air-bag pour les portefeuilles", explique Knut Huys de Deutsche Bank.

VIX-future

Nés en 2007, les premiers fonds exposés à 100 % à la volatilité étaient réservés aux investisseurs professionnels. "Pour le particulier, il existe depuis peu des trackers sur les Vstoxx-futures et les VIX-futures. Avec son iPath ETF, Barclays permet au particulier de jouer sur l’évolution de la volatilité. Par ailleurs, certains fonds de placement traditionnels tels que Amundi Volatilité Actions investissent spécifiquement dans la volatilité. Les produits dérivés à effet de levier (les "turbos") existent également, mais ils sont à déconseiller: en ajoutant un levier, au lieu de souscrire une assurance-incendie, on se met à jouer avec le feu", explique Knut Huys.

Les fonds de volatilité peuvent donc être un complément idéal au portefeuille des investisseurs qui craignent une nouvelle instabilité boursière pour les prochains mois. Il est toutefois impératif de bien comprendre le fonctionnement du fonds.

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