En 2017, le Belge a payé moins en assurances

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Les Belges ont légèrement réduit leurs dépenses en assurances l’année dernière. La prime moyenne s’est élevée à 2.355,30 euros, en baisse de 0,27% sur un an. C’est l’assurance-vie qui perd des plumes.

En moyenne, les Belges ont consacré un peu moins d’argent à leurs assurances l’an dernier. D’après l’étude du réassureur Swiss Re sur l’assurance dans le monde en 2017, publiée jeudi, la prime moyenne payée par un Belge pour l’ensemble de ses assurances l’année dernière a atteint 2.355,30 euros, soit une baisse de 0,27% à peine par rapport aux 2.361,60 euros affichés en 2016.

En 2015, la prime moyenne était tombée à 2.330,10 euros, ce qui représentait le plus faible niveau depuis 2005, d’après les statistiques de Swiss Re, qui concernent exclusivement sur les assurances nationales, à l’exclusion donc des contrats transfrontaliers.

Ces chiffres portent sur l’ensemble des dépenses d’assurances sur une année, notamment la prime habitation (anciennement incendie), la couverture solde restant dû d’un prêt hypothécaire ou encore l’assurance-auto, sans oublier les placements en assurances-vie.

Assurance-vie en cause

À ce sujet, on constate que la baisse de la prime d’assurance du Belge en 2017 est uniquement due au repli du montant moyen consacré aux assurances-vie. L’an dernier, la prime moyenne de l’assurance-vie des Belges a baissé de 0,74% à 1.371 euros, contre 1.381,20 euros en 2016.

Le déclin observé en assurance-vie est un phénomène qui n’est pas propre à la Belgique, pays qui résiste même mieux que d’autres à cet égard.

Par contre, en assurance non-vie (couvertures habitation, auto, accidents et autres risques), la prime a progressé légèrement à 984,30 euros, soit 0,40% de plus par rapport aux 980,40 euros consacrés à ces assurances un an plus tôt. La progression de ces couvertures d’accidents s’essouffle toutefois, après la hausse de plus de 2% de l’année précédente.

En ce qui concerne l’assurance-vie, Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurances, avait déjà observé, en février dernier, un recul des encaissements, qu’elle expliquait par la faiblesse des taux d’intérêt et la fiscalité des placements d’assurances.

Le déclin observé en assurance-vie est un phénomène qui n’est pas propre à la Belgique, pays qui résiste même mieux que d’autres à cet égard. Swiss Re souligne qu’"en Europe occidentale, on estime que les primes d’assurance-vie ont baissé d’environ 1,9% en 2017".

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La Belgique derrière l’Italie

Cette baisse des primes n’arrange pas les assureurs vie qui doivent par ailleurs s’adapter à des règles plus exigeantes en matière de solvabilité. "Avec les deux côtés des bilans sous pression, nous pensons qu’il sera difficile pour les assureurs vie de la région d’améliorer leurs affaires à court terme", commente à cet égard Swiss Re.

"Pour les assureurs vie, il sera difficile d’améliorer les affaires à court terme."
Swiss Re

"Leur succès dépendra de leur capacité à développer des produits et services innovants, à améliorer l’expérience des clients et à augmenter l’efficacité opérationnelle en utilisant les technologies modernes", conclut l’étude du réassureur.

Avec cette baisse de la prime d’assurance en 2017, la Belgique recule de deux rangs dans le classement mondial des pays selon le montant moyen des primes. Les Belges passent de la vingtième à la vingt-deuxième place dans le monde et de la onzième à la treizième place en Europe. Les Allemands et les Italiens sont passés devant les Belges en matière de dépenses d’assurances.

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