Les 500 euros défiscalisés passent par internet

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Le gouvernement a lancé un site internet permettant d'enregistrer les prestations pour les Belges qui souhaitent recourir à la nouvelle possibilité d'effectuer une activité complémentaire pour un montant mensuel maximum de 500 euros exonérés d'impôts.

Le site Activitéscomplémentaires.be est opérationnel. La ministre fédérale des Affaires sociales Maggie De Block (Open Vld) et le directeur de l'ONSS Koen Snyders l'ont présenté ce dimanche, dans les locaux du club de football RitterKlub à Jette.

Cette "application en ligne" - en réalité, un site internet classique - permettra, selon la ministre et le chef de la sécu, aux citoyens de déclarer leurs activités complémentaires exonérées d'impôts. Ce système, qui exonère d'impôts et de cotisations sociales, les activités complémentaires jusqu'à 6.000 euros par an, entrera en vigueur le 15 juillet prochain.

  • Rappel: qu'est-ce que les fameux "500 euros"?

Cette mesure, qui a connu un parcours parlementaire agité et a suscité de nombreuses critiques des partenaires sociaux qui y voient une concurrence déloyale, permettra à des travailleurs salariés (au moins à 4/5), indépendants, pensionnés ou demandeurs d'emploi d'effectuer des "activités utiles pour la société", soit de particulier à particulier, soit au service d'une ASBL. Ils pourront également générer des revenus en contribuant, via une plate-forme agréée, à l'économie collaborative de type Airbnb ou Ubereats. Ces prestations pourront atteindre 500 euros par mois exonérés d'impôts et de cotisations sociales.

Grâce au site web présenté ce dimanche, les citoyens utilisant le système pourront déclarer leurs activités complémentaires à l'ONSS, ces dernières devant figurer sur une liste d'activités autorisées. Les associations qui font appel à ces citoyens devront également remplir une déclaration.

"Ces activités prestées pour un voisin ou pour une association sont d'une grande importance pour la société. Elles renforcent les liens sociaux. Mais souvent, elles sont prestées gratuitement ou au noir. Avec notre système, nous résolvons ce problème car, outre l'exonération, la charge administrative sera également réduite grâce à l'application", a commenté la ministre.

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