Trop de voyages ratés à cause des voyageurs

Les refus d’embarquement se font plus nombreux, généralement de la faute des voyageurs eux-mêmes. ©Belgaimage

Les voyageurs méconnaissent de plus en plus les règles administratives à respecter pour pouvoir embarquer à bord d’un avion. Ce phénomène est encore plus marqué durant l’été. Ce sont les compagnies low cost qui génèrent le plus de refus d’embarquement.

Dans une Europe où il ne faut plus de carte d’identité pour traverser une frontière, on s’habitue vite à la facilité. Et parfois, à l’aéroport, on tombe de haut!

Près de trois semaines après le début des départs en vacances, les voyagistes s’inquiètent: les voyageurs sont de plus en plus ignorants des règles administratives pour voyager. D’où des tracas imprévus et parfois aussi des pleurs d’enfants qui se voyaient déjà au bord de la mer, mais qui ont été refusés comme leurs parents distraits à l’embarquement d’un vol vers le soleil.

Comme l’explique Frank Bosteels, de l’agence Connections, "c’est le cas tout au long de l’année, mais cela s’accentue en été: chaque jour, des voyageurs ratent leur vol parce que leurs papiers d’identité ne sont pas en règle ou parce qu’ils ne sont pas conformes aux réglementations en vigueur dans le pays de destination". Connections est aux premières loges pour dresser ce constat car elle est la seule agence de voyages présente à Brussels Airport et que les passagers en rade y trouvent souvent une solution de secours ("On va ailleurs, du moment que c’est tout de suite!"). "Pendant la période des vacances, les voyageurs bloqués qui viennent nous voir atteignent facilement la cinquantaine par jour!"

Une situation toujours difficile à gérer psychologiquement, vu le stress des parents et la déception des enfants. Sans compter les appels à la maison communale pour voir si un document valide pour un enfant est possible en urgence. (Oui, bien sûr, surtout en période de congés, imaginez-vous!)

Low cost et internet

D’après Connections, ce sont les low cost qui génèrent le plus de refus à l’embarquement car, explique Bosteels, "les compagnies à bas coûts imposent des conditions supplémentaires aux réglementations nationales, mais personne ne lit jamais les conditions générales lorsqu’ils réservent sur le net". Notamment à propos de permis de séjour temporaires, par exemple. C’est beaucoup moins vrai lorsque les réservations sont faites en agences, où celles-ci sont obligées de donner les informations adéquates.

"Les compagnies à bas coûts imposent des conditions supplémentaires aux réglementations nationales."
Frank Bosteels
Connections

En plus, explique le responsable de la communication de Connections, il existe de véritables pièges: "Pour vous rendre au Maroc, par exemple, une carte d’identité suffit si vous voyagez dans le cadre d’un voyage à forfait. En revanche, si vous réservez votre vol et votre hébergement séparément, un passeport est obligatoire."

Et puis, constate Bosteels avec une pointe d’amusement contenu, il y a de sacrées distractions de la part des passagers, tels ceux qui se rendent à Brussels Airport, au lieu de Brussels South (Charleroi)! Ceux qui se trompent aussi de date de départ ou d’heure (quand c’est avant, c’est moins grave).

Il y a aussi ceux qui font la file longtemps au mauvais comptoir de check-in. Bien sûr, les spécialistes du "last minute" n’avaient pas prévu des embouteillages sur le Ring ou à l’entrée des parkings et ont vu les comptoirs fermés. D’autres sont arrivés sans leurs cartes d’embarquement pré-imprimées ou le numéro de billet électronique.

Restent encore les grands distraits qui ne voient pas le temps passer dans les zones franches, ceux qui s’endorment à la mauvaise porte d’embarquement (sinon, on vient les réveiller) et ceux qui n’ont pas entendu le changement de "gate". Partir en voyage, cela s’apprend, savez-vous!

Le top 10 des refus
  • Le nom du passager est mal orthographié sur le billet.
  • La carte d’identité est expirée.
  • Pas de passeport, passeport expiré ou durée de validité trop courte (parfois, il faut six mois après la durée de séjour).
  • Le permis de séjour temporaire (E- ou F-Card) n’est pas accepté par la compagnie aérienne.
  • Les enfants ne sont pas en possession de leur propre passeport. Dans certains pays (Afrique du Sud, par exemple), il faut d’autres documents.
  • Pas de visa.
  • Pas d’autorisation de voyage style Esta pour aller aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Turquie…
  • Pas de visa de transfert (comme exigé par le Canada si l’on va aux Etats-Unis et qu’on y fait escale).
  • Pas de vol retour réservé (exigible dans certains pays).
  • Pas en règle avec les vaccins obligatoires, notamment pour la fièvre jaune dans certains pays africains.

La règle principale est donc de se renseigner auprès de sources compétentes et à temps. Et puis, de ne rien oublier.

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