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Le marché immobilier rebondit

Le marché immobilier en Brabant wallon (ici Waterloo) a davantage souffert du confinement que les autres provinces wallonnes. ©Photo News

Fortement ralenti au 2ème trimestre, le marché immobilier reprend des couleurs depuis un mois. Mais la palette varie fortement d’une Région et d’une province à l’autre.

D’après les chiffres tout frais – et un peu chahutés dans les études confinées - du dernier baromètre trimestriel des notaires, il faut retourner jusqu’en 2015 pour trouver un nombre aussi faible de transactions immobilières enregistrées dans notre pays sur une saison. Entre avril et fin juin, l'activité a en effet chuté de -16%.

"Depuis la mi-mai et la progressive sortie de confinement, les particuliers reviennent heureusement nombreux sur le marché de l’acquisition pour occupation propre. Mais du côté des investisseurs, le retour est plus lent", nuance le notaire hutois Renaud Grégoire. 

Nettes variations selon la Région

-16 %
C'est la baisse d'activité enregistrée entre avril et juin sur le marché immobilier belge

Autre variante relevée par ce baromètre trimestriel atypique: le récent confinement a eu moins d’impact négatif sur l’activité en Wallonie qu’à Bruxelles et en Flandre. Alors que le ralentissement d’activité était de -17% environ à Bruxelles et en Flandre, il n’était que de -12% en Wallonie. Et si l’on augmente la focale, la variation entre les provinces wallonnes est elle aussi étonnante. Alors que la chute d’activité a frôlé -15% en Brabant wallon au premier semestre, elle se cantonnait entre -3 et -5% seulement dans les provinces de Liège et de Namur, cette dernière s’étant montré la plus résiliente. 

Prix à la baisse? Pas vraiment

"Les particuliers reviennent nombreux sur le marché de l’acquisition pour occupation propre. Mais du côté des investisseurs, le retour est plus lent."
Renaud Grégoire
Notaire

Côté valeurs, le tassement se fait aussi sentir. Au cours du semestre écoulé, le prix moyen d’une maison a enregistré sa plus faible hausse depuis 5 ans (+2%) à échelle nationale, l'activité en Flandre au ralenti – et donc les transactions à prix plus élevés – étant proportionnellement moins importante dans la pondération nationale. "Il est trop tôt pour constater un effet marqué de la crise récente sur les prix de l’immobilier. Les administrations et les études notariales ont dû travailler autrement; les professionnels du secteur également. Il faudra quelques mois pour avoir une vue claire sur l’impact réel du coronavirus sur les valeurs", poursuit Renaud Grégoire.

©Fédération des Notaires, juillet 2020

À l'échelle régionale, les évolutions de prix restent par contre quasi similaires par rapport à l’an dernier: +3% en moyenne pour les maisons et +6% pour les appartements. Là où les écarts se creusent, c’est sur la part de marché respective de ces deux types d’habitation: à Bruxelles, il se vend une maison pour deux appartements; en Flandre, trois maisons pour un appartement et en Wallonie, plus de quatre maisons pour un appartement.

Notons encore que, pour la première fois, le prix moyen d’une maison ordinaire dépasse la barre des 200.000 euros (hors frais) en Wallonie, tout en restant toujours 65.000 euros sous la moyenne belge.

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©Filip Ysenbaert

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