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Avoir un plan de pension: l'attente n°1 des jeunes employés

La majorité des 21-28 ans attendent en priorité de leur (futur) employeur qu'il propose un plan de pension. Devant la couverture médicale et un package flexible.
Les jeunes des générations Y et Z pensent déjà à leur pension. C'est même leur attente principale par rapport à leurs (futurs) employeurs. ©Getty Images/iStockphoto

Cela va totalement à l’encontre de l’idée répandue jusqu’ici, et pourtant: la majorité des jeunes de 21 à 28 ans interrogés dans le cadre de la PwC’s 2020 Workforce Preference Study, qui se penche sur les attentes des générations Y et Z par rapport à leurs (futurs) employeurs, placent en tête de leurs préférences le plan de pension. Devant la couverture médicale et la flexibilité pour personnaliser leur package d’avantages.

Une réalité (statistique, en tout cas) qui remet en question l’idée selon laquelle les jeunes employés ont principalement des préoccupations à court terme. 

Il est également intéressant de noter que, de façon plus générale, parmi les 55 facteurs de préférences, toutes catégories confondues, les prestations de pension et de soins de santé se démarquent clairement, puisqu’elles occupent respectivement les 12e et 13e positions.

Epargner pour sa pension: au plus tôt au mieux

Que les jeunes se préoccupent autant de leur pension est positif, car en la matière, il y a une initiative toute simple à prendre : se constituer une épargne-pension individuelle (3e pilier de pension). Cette forme d’épargne est non seulement encouragée fiscalement et est à ce titre de loin l’investissement (à long terme) le plus rentable, mais surtout, plus on commence tôt, moins l’effort à consentir est important et plus l’effet des intérêts cumulés sera important. En effet, les montants que vous épargnez généreront des intérêts qui viendront gonfler le capital, lequel générera des intérêts plus élevés, et ainsi de suite.

21 à 28
ans
La majorité des jeunes de cette catégorie d'âge sont davantage intéressés par un plan de pension, devant une assurance santé et un package salarial flexilble.

Les versements peuvent être effectués soit dans :
- une assurance épargne-pension qui garantit un taux d’intérêt fixe (+ éventuelle participation bénéficiaire);
- un fonds d’épargne-pension dont le  rendement sera potentiellement plus élevé, mais jamais garanti, car lié aux performances des marchés.

Montants

En 2020, vous avez le choix du montant maximum que vous pouvez verser dans l’épargne-pension pour bénéficier d’un avantage fiscal:
- soit 990 euros, ce qui donne droit à un avantage fiscal de 30% (297 euros max);
- soit 1.270 euros, ce qui donne droit à un avantage fiscal de 25% (317,5 euros max).

Attention à ne pas tomber dans le piège fiscal. Pour un versement compris entre 990 et 1.188 euros, l’avantage fiscal est en effet inférieur à celui obtenu lorsque vous versez 990 euros.

Travailler plus longtemps, accepter un niveau de vie plus bas...

Alors que l'espérance de vie est en hausse, la baisse des cotisations, du rendement des investissements et l’augmentation de la dette publique accroissent sensiblement la pression sur les ressources publiques pour assurer la santé et le bien-être d’une population vieillissante, assène la 12e édition du Mercer CFA Institute Global Pension Index qui, pour la première fois, inclut la Belgique. "Certains devront travailler plus longtemps, tandis que d’autres devront accepter un niveau de vie plus bas à la retraite", concrétise le Dr David Knox, Senior Partner chez Mercer, auteur principal de l’étude.

Le communiqué pointe l’impact économique considérable du Covid-19 sur la garantie des pensions futures du monde entier, alors que de nombreux systèmes de retraite publics et privés étaient déjà sous pression avant. "Les perspectives de rendement des investissements sont modérées alors que la volatilité peut être élevée, ce qui ajoute aux défis habituels de la gestion des risques dans un portefeuille de retraite."

La Belgique se classe au 16e rang des 39 pays dont le système de retraite a été scruté sur la base d’une analyse multicritères, regroupés en trois thématiques. Et dans ce détail, les scores sont contrastés : adéquation (6e), intégrité (4e) et viabilité (33e). On voit où le bât blesse. La viabilité est notée au regard des mesures prises par les autorités pour assurer la viabilité des systèmes actuels (possibilité de retraite progressive, le taux d’activité des travailleurs âgés) et le niveau de préfinancement des futures prestations.

Mercer met en garde contre la pratique consistant à permettre aux personnes dont les revenus ont chuté d’accéder prématurément à une partie de leurs actifs de retraite (comme cela s’est fait en Australie et au Chili).  

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