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Indépendant: n'optez pour la nouvelle CPTI qu'en dernier lieu

©Bloomberg

Depuis cet été, les indépendants qui exercent leur activité en personne physique ou les titulaires de professions libérales peuvent faire des versements dans une nouvelle formule d’épargne en vue de la pension: la "convention de pension pour travailleurs indépendants", ou CPTI.

Le gouvernement a ainsi mis fin à la discrimination des indépendants en personne physique par rapport à ceux qui sont en société. Ceux-ci peuvent en effet se constituer une pension du deuxième pilier via la Pension libre complémentaire pour les indépendants (PLCI), mais aussi via l’engagement individuel de pension (EIP). Les indépendants qui exercent leur activité en personne physique et les titulaires de professions libérales n’avaient pas jusqu’ici cette possibilité. Grâce à la CPTI, c’est désormais possible.

De quoi s’agit-il ?

→ Les primes de la CPTI sont versées dans une assurance-épargne de la branche 21 ou une assurance-placements de la branche 23.

Les primes procurent une réduction d’impôt de 30%. Les indépendants qui versent 5.000 euros dans la CPTI ont donc droit à une réduction d’impôt de 1.500 euros via leur déclaration fiscale.

→ Contrairement à la PLCI, les indépendants peuvent verser autant qu’ils veulent dans une CPTI, pour autant qu'ils respectent la règle des 80%. Cette règle implique que la somme de la pension légale (le premier pilier) et du capital constitué via la PLCI et la CPTI ne dépasse pas 80% du revenu moyen des trois années écoulées.

80%
La règle des 80%
Cette règle implique que la somme de la pension légale (le premier pilier) et du capital constitué via la PLCI et la CPTI ne dépasse pas 80% du revenu moyen des trois années écoulées.

Est-ce intéressant ?

"La CPTI est surtout intéressante pour les indépendants en personne physique ou pour les titulaires de professions libérales qui ont un revenu important. Mais à vrai dire, ce sont précisément ces indépendants qui tôt ou tard vont probablement passer en société", constate Dries De Moor, director extended products & services chez Acerta. Selon les calculs de cette caisse d’assurances sociales, la CPTI est non seulement moins intéressante que la PLCI, mais aussi moins avantageuse que l’épargne-pension et l’épargne à long terme (même si on parle évidemment de montants moins élevés dans ces cas).

Concrètement, les indépendants paient sur les primes de leur CPTI une taxe de 4,4%. Ce n’est pas le cas pour la PLCI, ni pour l’épargne-pension. Pour l’épargne à long terme, la taxe n’est que de 2%. "Nous conseillons aux indépendants de verser le maximum dans les autres produits des deuxième et troisième piliers de pension, explique Dries De Moor.  Si à ce moment-là ils ont encore une marge financière, ils peuvent y ajouter une CPTI."

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