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Préférez un flexi-job à un revenu complémentaire non taxé

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Si vous voulez arrondir vos fins de mois, vous avez la possibilité depuis le 15 juillet 2018 de travailler sur le côté sans payer d’impôt, en respectant certaines conditions. Un autre système pour disposer d’un à-côté à des conditions favorables est le flexi-job.

Le revenu complémentaire non taxé

De quoi s’agit-il ?

Si vous voulez arrondir vos fins de mois, vous avez la possibilité depuis le 15 juillet 2018 de travailler sur le côté sans payer d’impôt. Ce nouveau statut vous permet de donner de petits coups de main à un ami, un voisin ou une association dans le cadre de l’économie collaborative sans devoir céder une partie de ce revenu au fisc ou à la sécurité sociale. Pour autant que vous restiez dans le cadre fixé: il doit s’agir d’une activité autorisée et vous ne pouvez pas gagner plus de 6.250 euros par an (montant 2019). Le revers de la médaille est que ce genre de travail ne vous rapporte aucun droit supplémentaire pour votre future pension.

Pour qui ?

N’importe qui peut tirer un revenu supplémentaire d’une plateforme d’économie participative. Par contre, si vous voulez offrir des services occasionnels à des particuliers ou donner un coup de main dans une association, vous devez avoir un job rémunéré à côté. Les étudiants, les hommes/femmes au foyer ou les demandeurs d’emploi n’ont donc pas accès à ce statut. Les salariés doivent avoir travaillé au moins à 4/5e de temps dans les 12 à 9 mois précédant le début de l’activité. Pour les indépendants, ces activités accessoires ne peuvent pas se situer dans le prolongement de leur activité principale.

Le flexi-job

De quoi s’agit-il ?

Un autre système pour disposer d’un à-côté à des conditions favorables est le flexi-job. Il vous permet de donner un coup de main dans l’horeca ou le commerce de détail, comme un magasin de quartier, une boulangerie, etc. La rémunération doit être d’au moins 10,08 euros de l’heure. Le salaire brut correspond dans ce cas à la rémunération nette, vu qu’il n’y a aucun impôt ni cotisation sociale à en déduire. Contrairement au système de revenu non taxé décrit ci-dessus, le flexi-job permet de se constituer des droits sociaux (allocations de chômage, pension, congés, etc.) à la condition que vous n’ayez pas encore pris votre pension. Le calcul de la pension sur la base du flexi-job se fait de la même façon que pour tout autre activité.

Pour qui ?

Les flexi-jobs sont réservés aux salariés qui sont occupés au moins à 4/5e de temps chez un ou plusieurs employeurs autres que celui chez qui le flexi-job est exercé. Les indépendants n’entrent pas en ligne de compte pour un flexi-job.

Et à la pension?

Ces deux systèmes de revenus complémentaires sont également accessibles aux pensionnés. Mais attention : tant les revenus d’un job non taxé jusqu’à 6.250 euros que ceux d’un flexi-job sont considérés comme des revenus professionnels et… donc pris en compte pour vérifier si vous ne dépassez pas le plafond d’activité autorisée. En cas de dépassement des plafonds, la pension est diminuée du montant de ce dépassement. Par contre, si vous avez 45 années de carrière ou 65 ans, ces plafonds ne jouent plus et vous pouvez donc entrer dans ces deux régimes sans crainte de gagner trop.

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