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Comment épargner pour votre pension (sans avantage fiscal)?

Pour maintenir votre train de vie à la pension, le mieux est de vous constituer une solide épargne tout au long de votre carrière.

Dans le cadre du troisième pilier du système des pensions, vous pouvez verser chaque année un montant maximum déterminé (1.270 euros en 2021) en épargne-pension, en bénéficiant d’une réduction d’impôts de 25% (et même de 30% si vous versez un montant égal ou inférieur à 990 euros). Si cette épargne supplémentaire sera toujours la bienvenue une fois que vous aurez pris votre pension, le capital que vous aurez constitué par ce biais ne sera pas mirobolant. Ainsi, une personne pourra compter sur un capital de quelque 60.000 euros si elle a pratiqué l’épargne-pension au cours des 30 dernières années (moyennant le versement chaque année du montant maximal autorisé). Ce capital, étalé sur les 20 années suivantes, permettra donc de percevoir un montant de 250 euros par mois.

On le voit, cette épargne ne suffira pas à elle seule à combler la différence entre la somme des pensions des deux premiers piliers et votre dernier salaire net. Pour y parvenir, vous avez donc tout intérêt à épargner encore d’une autre manière, cette fois sans avantage fiscal. Si vous êtes allergique au risque, vous pouvez utiliser à cette fin un livret d’épargne ou un compte à terme. Mais si vous souhaitez faire fructifier cette épargne, des placements plus risqués sont incontournables. Et nous retrouvons ainsi les principes qui s’appliquent également au troisième pilier.

1. Diversifiez vos placements

6%
Return annuel
En dépit de toutes les crises boursières, les actions restent une bonne manière de faire fructifier votre épargne à long terme. Sur une période de 100 ans, les actions affichent un return annuel moyen de 6%.

En dépit de toutes les crises boursières, les actions restent une bonne manière de faire fructifier votre épargne à long terme. Sur une période de 100 ans, les actions affichent un return annuel moyen de 6%.

Bien sûr, il serait beaucoup trop risqué d’investir tout votre argent dans une seule action. Pour bien diversifier les risques, veillez à investir dans un portefeuille constitué au moins de 30 actions. En y ajoutant aussi d’autres types d’investissements, comme des obligations, de l’immobilier, des infrastructures et des matières premières.

Certains investisseurs préfèrent composer eux-mêmes leur portefeuille. Et d’autres font appel à l’expertise d’un gestionnaire de fonds. Ce dernier propose notamment des fonds de placement mixtes qui investissent dans un large éventail d’instruments financiers. En réalité, quel que soit son profil de risque, chaque investisseur trouvera toujours un fonds approprié. Un fonds offre l’avantage de pouvoir investir de petits montants dans un portefeuille comprenant des dizaines d’instruments de placement différents. Et qui fait l’objet d’un suivi par un gestionnaire professionnel qui connaît très bien les marchés financiers. 

2. Étalez vos investissements dans le temps

En épargnant pour votre pension, vous pouvez étaler vos investissements dans le temps. Cette discipline produit ses fruits à long terme parce qu’elle vous permet de constituer un capital important moyennant de petits efforts d’épargne. Du moins si vous vous y tenez suffisamment longtemps. C’est la magie des intérêts composés: votre épargne génère des revenus qui ensuite en produisent eux-mêmes. Comme une boule de neige. Plus longtemps vous épargnerez, plus grosse elle sera à l’arrivée.

Pour bien diversifier les risques, veillez à investir dans un portefeuille constitué au moins de 30 actions.

Investir avec la régularité d’un métronome présente également le grand avantage de vous éviter de prendre des décisions sous le coup de l’émotion: qu’elle soit euphorique en période boursière faste ou paniquée en pleines turbulences. En investissant périodiquement en bourse le même montant, vous ne courez pas le risque de n’investir que lorsqu’elle est au plus haut.

La plupart des banques dans notre pays proposent des plans d’épargne dans des fonds. Un tel plan vous permet de verser, chaque mois/trimestre/année, un montant limité dans un fonds de votre choix. Mais généralement, ce n’est possible que dans des fonds "maison", internes à l’institution. Quelques "supermarchés" de fonds donnent cependant accès à des fonds externes (souvent) de gestionnaires étrangers.

Le secteur des assurances propose également des plans d’épargne de ce type, ce qu’on appelle des plans de branche 23. Quasi tous les assureurs intègrent dans leur offre des fonds de tiers. Les plans de branche 23 et les plans bancaires se différencient principalement au niveau juridique: les plans des assureurs sont des contrats d’assurance, contrairement aux plans des banques. Leurs structures de frais respectives divergent également (voir plus loin).

3. Faites attention aux frais

Les frais peuvent amputer une part importante de votre rendement. Prêtez-y donc attention. Les fonds d’investissement sont soumis généralement à deux types de frais.

Les frais d’entrée que vous payez à chaque versement dans un fonds. Ils peuvent varier de 0 à 6%. Les plans de branche 23 se situent le plus souvent dans le haut de cette fourchette. En outre, dans les plans de branche 23, une taxe d’assurance de 2% est imputée à chaque versement. En revanche, ils ne sont pas soumis d’une part au précompte mobilier de 30% sur les dividendes et les plus-values obligataires et d’autre part à la taxe boursière qui frappent les fonds bancaires. Si vous choisissez un fonds qui ne distribue pas de dividendes, vous devez également vous acquitter d’une taxe boursière de 1,32% en cas de vente.

Outre les frais d’entrée unique, vous payez également des frais annuels récurrents. Qui varient généralement pour les fonds entre 0,5 et 2%. 

4. Ajustez vos placements selon votre âge

Des fonds, même très diversifiés, ne conviennent pas nécessairement aux investisseurs de tous les âges. À mesure que vous vous rapprochez de votre pension, vous devez réduire l’exposition aux risques de vos placements. Ainsi, à partir de l’âge de 55 ans, vous avez tout intérêt à commencer à réduire ces risques en vendant une partie des parts des fonds et d’en placer le produit dans un instrument d’épargne plus sûr.

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