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Les quatre piliers sur lesquels repose votre pension

Vous pouvez compléter votre pension légale avec une pension complémentaire (si vous travaillez) et une épargne individuelle (avec ou sans avantage fiscal).

En Belgique, il existe quatre piliers de pension. Chacun joue un rôle spécifique pour assurer la solidité de l’édifice. La pension légale étant très faible, vous devez la compléter, idéalement avec les trois autres piliers.

1er pilier: la pension légale

La pension légale est celle que vous vous constituez durant votre carrière.
Son montant est fonction de :

  1. Votre statut (salarié, indépendant, fonctionnaire)

  2. La durée de votre carrière. Une carrière complète équivaut à 45 années. Si vous n’avez travaillé que 42 années, vous aurez droit à une pension selon la fraction 42/45e.
    Certaines périodes où vous n’avez pas travaillé (chômage, maladie, crédit-temps) sont dites "assimilées" : elles comptent de la même façon (ou partiellement) pour la pension.

  3. Le salaire que vous avez touché durant votre carrière. Plus il est élevé, plus votre pension sera élevée… jusqu’à un certain point. Au-delà d’un plafond de salaire, vous ne vous constituez pas de droits de pension supplémentaires.

  4. La composition de votre ménage. Uniquement si vous êtes mariés, un des conjoints peut percevoir une pension au taux de ménage (pension majorée de 25%) si le montant de cette pension est  supérieur à la somme des deux pensions d’isolés des conjoints. Les fonctionnaires n’ont cependant pas accès à la pension au taux ménage. 

Même si vous avez droit à la pension légale maximale - ce qui est très rarement le cas –, elle sera largement insuffisante pour faire face à vos dépenses une fois à la retraite. En Belgique, un pensionné touche, en moyenne, 66% de sa rémunération, avec de fortes disparités selon les statuts et… entre hommes et femmes! 

Pour étoffer vos revenus à la pension vous pouvez heureusement compter sur d’autres piliers, dont certains sont encouragés par le fisc!

2e pilier: la pension complémentaire

Compte tenu de la faiblesse du 1er pilier, tous les travailleurs ont la possibilité de se constituer une pension complémentaire et sont encouragés à le faire.

Les salariés profitent souvent d’une assurance groupe ou d’un fonds de pension via leur entreprise ou leur secteur d’activité, voire les deux. L’employeur (et dans certains cas l’employé) verse(nt) des cotisations qui bénéficient d’un avantage fiscal et qui constitueront à terme un capital de retraite.
Les salariés dont l’entreprise ne propose pas de plan de pension ont, depuis peu, la possibilité de se constituer une Pension libre complémentaire pour salariés (PLCS). 

Les indépendants ont tous la possibilité de souscrire une PLCI. Le complément qu’ils peuvent se constituer par ce biais est cependant fort limité.

Les indépendants ont tous la possibilité de souscrire une Pension libre complémentaire pour Indépendant (PLCI). Le complément qu’ils peuvent se constituer par ce biais est cependant fort limité. Deux formules leur permettent par ailleurs de compléter la PLCI:


• Les indépendants en société peuvent se constituer un Engagement Individuel de Pension (EIP)

• Les indépendants en personne physique peuvent se constituer une Convention de Pension pour Travailleurs Indépendants (CPTI).

Les fonctionnaires statutaires (nommés) ont une pension légale plus élevée. Ils n’ont pas accès à une pension complémentaire du 2e pilier.

Les fonctionnaires contractuels, eux, ne bénéficient pas d’une pension légale plus favorable. Depuis le 1er janvier 2020, les quelque 20.000 agents contractuels de la fonction publique fédérale bénéficient dès lors eux aussi d’une pension complémentaire avec un effet de rattrapage possible pour les périodes prestées depuis le 1er janvier 2017.  

3e pilier: l’épargne-pension ET l’épargne à long terme

L’épargne-pension permet à n’importe qui – qu’il soit travailleur ou pas – de bénéficier d’un avantage fiscal en effectuant des versements dans une assurance épargne-pension (rendement garanti) dans un fonds d’épargne-pension (rendement lié aux placements).

Le montant maximum que vous pouvez verser en 2021 est soit :

• 990 euros, ce qui vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 30% (soit un avantage fiscal de 297 euros)

• 1.270 euros, ce qui vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 25% (soit un avantage fiscal de 317,5 euros).

Dans le cadre de l’épargne à long terme, le montant que vous épargnez en profitant d’un avantage fiscal (30%) est fonction de votre revenu professionnel net imposable. Pour 2021, le montant maximum déductible est fixé à 2.350 euros.

4e pilier: l’épargne individuelle

Avec un peu de chance, vous disposez également d’une épargne plus ou moins conséquente, patiemment constituée au fil de votre vie, sans bénéficier d’un incitant fiscal. Que ce soit via un compte d’épargne, un portefeuille-titres (actions, obligations), certaines assurances-vie, etc.

"5e pilier" : l’immobilier

L’immobilier est souvent considéré, lui aussi, comme un pilier de la pension. Être propriétaire de son propre logement est en effet un "must" une fois atteint l’âge de la pension, a fortiori si l’emprunt hypothécaire est totalement remboursé. Le poste dépenses du budget du retraité s’en trouve en effet considérablement allégé.

Résumé
  • Le 1er pilier est la pension légale.
  • Le 2e pilier est constitué par votre pension complémentaire
  • Le 3e pilier correspond à l'épargne-pension et/ou l'épargne à long terme
  • Le 4e pilier est l'épargne individuelle que vous avez amassée.
    Certains considèrent l'immobilier comme un 5e pilier.

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