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Van Quick veut d'autres réformes des pensions

Le ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne plaide pour un mécanisme liant l’âge de départ à la retraite à l’espérance de vie. Il a encore du boulot pour convaincre…
© Belga/V. Lefour

Vincent Van Quickenborne, ministre libéral flamand des Pensions, est favorable à l’indexation automatique. Pas celle des salaires… Mais bien celle des critères d’âge et de carrière pour accéder à la retraite. Autrement dit, il aimerait introduire un mécanisme liant départ à la pension et espérance de vie. C’est ce qu’il a confié hier à l’occasion de "l’enquête nationale sur les pensions" présentée par l’assureur Delta Lloyd Life. Une telle réforme n’interviendrait toutefois qu’après 2014, c’est-à-dire lors d’un prochain gouvernement.

Le ministre Open VLD travaille en outre à un plan visant à renforcer la pension complémentaire. Il a aussi prudemment appelé à une réflexion, en concertation avec les partenaires sociaux, sur les salaires. L’idée serait de les augmenter en début de carrière mais de ne plus les faire croître aussi rapidement ensuite en fonction de l’âge. L’organisation patronale flamande Voka a plaidé récemment en ce sens.

En tout état de cause, "d’autres réformes des pensions seront nécessaires", a estimé Vincent Van Quickenborne hier. Relever l’âge légal de la pension (65 ans) n’est donc pas un tabou.

Le gouvernement Di Rupo a pris en décembre dernier des mesures largement dénoncées par les syndicats. Elles consistent, pour faire bref, à augmenter de deux ans la durée de la carrière. Pour Vincent Van Quickenborne, "c’est une première étape", "nécessaire pour assurer le financement à long terme" de notre système. Les dépenses de pensions augmentent de 3% par an, bien davantage que la croissance économique.

Travailler jusqu’à 65 ans

"Mister Q" (le surnom du ministre) a encore du boulot à accomplir pour convaincre. Selon l’enquête de Delta Lloyd, un tiers des Belges rejettent l’idée de travailler jusqu’à 65 ans. Ce pourcentage monte même à 50% chez les ouvriers ou les fonctionnaires. Seul un répondant sur deux se dit disposé à travailler jusqu’à 65 ans, un sur cinq étant sans avis (voir notre graphique). Un changement de mentalités est tout de même perceptible. En 2007, une enquête similaire montrait deux tiers de réfractaires à l’idée de prolonger sa vie professionnelle jusqu’à l’âge légal de la retraite.

Les Belges semblent en tout cas conscients du défi posé par les pensions. 57% des personnes sondées se disent inquiètes pour leur situation financière future, à l’âge de la pension. Et neuf sur dix savent qu’un départ anticipé du marché de l’emploi a des conséquences financières sur le montant de la pension.

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