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80% des Belges n'ont pas de planification successorale

65% des Belges envisagent de transmettre une partie de leur patrimoine de leur vivant, mais ils sont 80% à ne pas avoir entamé une procédure de planification, selon une étude de CBC.

Le groupe CBC a publié ce mercredi une enquête sur le comportement des épargnants belges dans le cadre de la gestion de leur patrimoine. Cette enquête a été réalisée le mois dernier auprès d’un échantillon représentatif de la population belge (entre 18 et 80 ans). Plus de 1.000 personnes ont été interrogées. 

François Descheemaeker, directeur du département patrimonial de CBC, souligne que 65% des répondants envisagent de transmettre une partie de leur patrimoine de leur vivant. "Ceci nous renforce dans notre conviction que la gestion des capitaux et la transmission doivent être liées dans le cadre d'une approche globale."

73%
73% des Belges de plus de 65 ans n'ont pas encore entamé une procédure de transmission de leur patrimoine.

Il tempère toutefois ces chiffres en constatant que cette intention de transmission du vivant est encore trop peu souvent mise en application à l'heure actuelle. "Si les répondant estiment qu'ils pourraient se défaire à l'un ou l'autre moment de 40% de leur patrimoine de leur vivant (une proportion qui augmente avec la taille du patrimoine mobilier des répondants), ils sont toutefois 80% à ne pas encore avoir entamé une procédure de planification." Cette proportion recule à 73% pour les plus de 65 ans, et à 61% pour les patrimoines mobiliers supérieurs à 500.000 euros.

François Descheemaeker indique également que la décision de transmettre intervient souvent suite à un événement qui se produit dans la vie. "Cela peut être la volonté d'aider un enfant à acheter une maison ou à lancer sa propre entreprise, ou une maladie, voire un héritage dont le fruit est transmis aux générations futures, ou l'arrivée à l'âge de la pension, c'est à dire le moment où un contribuable atteint généralement le maximum de son épargne mobilière."

Cette transmission peut déboucher par exemple sur des donations aux enfants, mais cette forme de planification, qui bénéficie de taux d'imposition très attractif, n'est toutefois pas la panacée. "Le premier but d'une planification sera de maintenir la cohésion au sein de l'entreprise familiale. La donation n'est pas un but en soi."

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