5 conseils pour taper dans l'œil d'un recruteur

Un quart des entreprises belges comptent engager d’ici la fin de l’année. Comment mettre toutes les chances de votre côté pour dégoter un nouveau job?

La reprise est à nos portes. La preuve: près d’un quart des responsables RH (24%) en Belgique confirment leur intention d’embaucher du personnel à durée indéterminée au cours du deuxième semestre 2015. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le cabinet Robert Half (spécialisé dans le recrutement de profils financiers) auprès d’un échantillon de 200 directeurs RH, tous secteurs confondus.

Avec la reprise économique qui s’installe, les entreprises lancent de nouveaux projets et recherchent donc de nouveaux collaborateurs. "On sent une amélioration de la conjoncture", confirme Joël Poilvache, directeur chez Robert Half Belux. "Ce qui signifie que dans 6 à 12 mois, des tensions salariales vont commencer à se manifester", prévient-il.

Près de la moitié de la population active belge dispose d’un profil LinkedIn. L’étoffer et le customiser, c’est la meilleure manière de se faire un jour approcher par un chasseur de têtes. Si la perspective d’une hausse salariale constitue bien sûr une motivation, c’est loin d’être la seule.

Témoignages et conseils dans notre dossier "LinkedIn, le réseau incontournable pour gérer votre carrière".

Déjà lors de la publication en octobre 2014 du Guide des salaires, les experts de Robert Half avaient laissé entrevoir des hausses salariales pour les profils financiers, surtout pour les comptables fraîchement sortis des études et les spécialistes en analyse financière et en contrôle de gestion affichant 3 à 5 ans d'expérience.

En ce qui concerne les comptables, généralement titulaires d’un diplôme du cycle court, il ne suffit pas de savoir jongler avec les chiffres. "Les connaissances en langues et les soft skills, comme l’aptitude à communiquer par exemple, sont tout aussi importantes", indique Joël Poilvache.

L’enquête de Robert Half laisse par ailleurs apparaître que les méthodes "traditionnelles" de recrutement ont toujours la cote, c’est-à-dire les offres d’emploi publiées dans les journaux ou sur internet, les CVthèques ou encore le recours aux sociétés de recrutement. Moins d’un poste vacant sur cinq est pourvu grâce au bouche à oreille. Seules 20% des fonctions dirigeantes et 18% des fonctions non cadres sont pourvues par recommandation.

1. Soyez actif dans votre secteur – En adhérant à une organisation sectorielle et en participant à des événements de networking, vous rencontrerez des personnes susceptibles de vous conseiller ou de vous renseigner sur d’éventuelles opportunités d’emploi.

2. Faites valoir vos atouts – Lors de l’entretien d’embauche, démarquez-vous en expliquant comment vous avez contribué aux bons résultats des entreprises où vous avez précédemment travaillé et donnez des exemples précis de la valeur ajoutée que vous pouvez apporter à votre futur employeur.

3. Entretenez le contact – Il est recommandé d’appeler le responsable du recrutement peu après lui avoir envoyé votre CV. En gardant ainsi le contact, vous lui prouvez que vous êtes motivé. Veillez toutefois à ne pas vous montrer trop insistant.

4. Informez-vous – Renseignez-vous sur les secteurs et professions qui recrutent et adaptez vos compétences et éventuellement votre formation en conséquence. On observe par exemple une hausse des offres d’emploi dans le domaine de la comptabilité, de l’analyse financière et du contrôle de gestion, des fonctions clés pour lesquelles bon nombre d’employeurs peinent à trouver des candidats qualifiés.

5. Faites appel à un bureau de recrutement spécialisé et envisagez les missions temporaires – Optez pour un cabinet de recrutement qui dispose d’un vaste réseau à l’échelle locale et qui peut vous conseiller au sujet de votre carrière. Un poste temporaire vous permet en quelque sorte de ‘passer une audition pour la fonction’ et d’accroître vos chances d’être engagé lorsqu’un poste permanent se libère. 

Ce sont surtout les grandes entreprises qui font tourner le bouche à oreille. Et ce malgré le fait qu’elles disposent en général d’un département RH (contrairement aux PME). Pour Joël Poilvache, ce paradoxe s’explique: "Une grande entreprise bénéficie d’une renommée et d’une visibilité plus importante qu’une PME, ce qui lui permet de s’appuyer sur le bouche à oreille. Les grandes entreprises ont également plus souvent recours à des dispositifs de recommandation, où les employés sont incités financièrement ou non à attirer des candidats potentiels parmi leurs connaissances."

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