Et vous, suivez-vous une formation continue?

©Thomas De Boever

La Belgique à la traîne en matière de formation continue. Moins d’un travailleur sur dix a déjà participé à une formation professionnelle continue. Or c’est un enjeu capital face à l’évolution des compétences exigées, estime le consultant Robert Half.

Cette semaine, Eurostat a publié des chiffres sur l'apprentissage des adultes (âgés de 25 à 54 ans). Il s'avère que la Belgique est à la traîne en ce qui concerne la formation continue. A peine un travailleur belge sur dix (9,7%) participe à l’une ou l’autre formation en rapport avec son activité professionnelle.

Ce résultat est nettement plus bas que chez nos voisins directs, la France et les Pays-Bas dépassant les 20%. La Suède, la Finlande et le Danemark affichent pour leur part les taux de participation les plus élevés pour l'apprentissage des adultes. Près d’un tiers des travailleurs scandinaves ont participé à des cours d'éducation permanente ou à des formations professionnelles.

D’après l'agence de recrutement spécialisée Robert Half, nous devrions suivre cet exemple si nous voulons être prêts pour l'avenir. Pourquoi ? D’abord, parce que les exigences en matière de compétences évoluent très rapidement. "Un nombre important d'activités sont affectées par la transformation numérique et nécessitent des compétences nouvelles ou supplémentaires", explique-t-on chez Robert Half. "L'acquisition de connaissances reste la clé de l'innovation."

Compétences "soft"

Les compétences non techniques sont devenues plus importantes en raison de l'automatisation, observe Robert Half. "Des compétences plus ‘soft’ telles que le sens commercial, les connaissances culturelles, le conseil stratégique et les compétences interpersonnelles s’imposent dans certains domaine. Ce ne sont pas des compétences optionnelles mais nécessaires."

L’autre argument qui plaide en faveur de la formation permanente, c’est la nécessité de répondre aux pénuries de main d’œuvre. Les chiffres d'Eurostat sont parlants: 3,5% des emplois en Belgique ne trouvent pas preneur. C'est beaucoup plus que la moyenne européenne, qui s’élève à 2,2%. Les postes vacants restent souvent libres longtemps, et ce malgré le grand nombre de demandeurs d'emploi. Ce "mismatch" est à mettre en rapport avec le manque de connaissances, qu’elles soient numériques, linguistiques, ou autre.

Comme les entreprises ne peuvent assumer seules la tâche de former leur personnel tout au long de la carrière, Robert Half plaide pour des partenariats avec les syndicats, les hautes-écoles et les universités, notamment. De leur côté, les employés ne doivent pas hésiter à s’investir. "C’est une responsabilité partagée tant pour l'employeur que pour l'employé."

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