Vos conditions de travail adaptées pour cause de canicule?

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Cette semaine, il va faire chaud. Très chaud. L’IRM émet un avertissement forte chaleur jusqu'à vendredi. Le thermomètre galopera jusqu’à 30 degrés au moins en journée. Difficile pour certains métiers de travailler dans ces conditions. Quelles mesures sont à prendre pour les employeurs? Quels sont les droits des employés?

L’IRM annonce des températures jusqu’à 33 degrés en journée et au-delà de 20 degrés la nuit. Assez pour déclencher une alerte orange sur tout le territoire, excepté la côte. 

Ce climat peut être idéal pour les heureux vacanciers. Ou une vraie galère pour les travailleurs. Cette vague de chaleur vous donne des droits, mais aussi des devoirs. Votre patron a lui aussi des obligations.

Comment évaluer une température?

Pour déterminer une température critique, un simple thermomètre ne suffit pas. Un thermomètre-globe est requis. Ce type d'appareil tient également en compte le rayonnement thermique, la vitesse de l'air et l'humidité ambiante. Souvent, ce sont des inspecteurs du Contrôle du bien-être au travail qui mesurent cette température.  

Quelle température pour quel travail?

Les températures maximales autorisées varient évidemment selon la nature et la pénibilité du travail.

  • 30° C pour le travail léger (en général effectué en position assise : secrétariat, travail de bureau, conduite d’une voiture, écriture, etc);
  • 26,7° C pour des travaux semi-lourds (conduite d’engins, de camions, de tracteurs, manutention d’objets, travaux en position debout, plâtrage, cueillette des fruits, etc.)
  • 25° C pour des travaux lourds (manutention, travail du bois, travaux manuels, de terrassement, etc.)

Quelles mesures?

Si ces températures sont atteintes, votre employeur doit mettre en place une série de mesures. Selon la législation - adoptée le 1er juillet 2012 -, le salarié doit:

bénéficier de protections comme un ventilateur, une climatiseur ou éventuellement des écrans solaires;

avoir de l'eau et des boissons fraîches à disposition.

Peut-on arrêter de travailler? Non! Sauf si un cas de force majeure se présente comme des malaises. 

Peut-on venir en short au bureau ?

De 80 à 800
Euros
Si une infraction est commise et reconnue, l'amende infligée peut aller de 80 à 800 euros.

Oui, si le règlement interne vous l’autorise. Vous pourrez aborder une tenue plus légère. Attention à ne pas confondre lieu de travail et plage de sable fin. Aussi, en entreprise, il existe une obligation générale d’opter pour une tenue correcte et respecter ses collègues.

A-t-on droit à une pause? 

Si les mesures mises en place ne suffisent pas, un régime de travail parallèle est mis en place.

Exemple: l'employeur...

  • permet d'alterner temps de travail et temps de pause,
  • planifie des travaux aux aurores,
  • ralenti le rythme,
  • envisage le travail de nuit,
  • instaure un chômage temporaire.

Peut-on poursuivre son employeur?

En cas de non-respect de toutes ces règles le travailleur peut porter plainte. Ces dernières peuvent faire l'objet de sanctions si une infraction est commise et qu'il existe un danger pour la santé

Des experts inspectent chaque jour les chantiers. Ils peuvent arrêter le travail ou dresser des P.-V. Les plaintes sont rarement poursuivies par le tribunal. Les pro justitia aboutissent à des amendes administratives.
Paul Tousseyn
Directeur général du Contrôle du bien-être au travail

Le dialogue et la concertation restent le meilleur moyen pour trouver un compromis entre employé et employeur. 

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