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Votre physique influence-t-il votre salaire?

Pour avoir droit à des revenus plus élevés que la moyenne, il ne suffit pas d’avoir un bon diplôme, de l’expérience ou un haut degré de productivité. D’autres caractéristiques - plus physiques - entrent en ligne de compte.

(mon argent/l’actualité) – C’est bien connu, il subsiste aujourd’hui une inégalité salariale entre les hommes et les femmes. En Belgique, cette disparité se chiffre même actuellement à 23,46%. Néanmoins, d’autres facteurs peuvent-ils générer d'autres disparités salariales? Malheureusement, oui. Pire: selon différentes études, certaines particularités physiques seraient à l'origine de différences salariales ou d'évolutions diverses dans une carrière. Par exemple, 5% des salariés français pensent avoir fait l’objet d’une discrimination en rapport avec leur apparence dans le cadre d’une demande d’augmentation de salaire, révèle une étude menée par TNS Sofres.

Voici d’autres résultats, observés en Amérique du Nord.

  • L’influence de la beauté : en matière de beauté, aucune discrimination en fonction des sexes n’a été remarquée. Les personnes au physique agréable et séduisant (hommes ou femmes) auraient un salaire environ 7,5% plus élevé que la moyenne. Par contre, les physiques ingrats subiraient une perte de 12,5% par rapport au salaire moyen.
  • L’influence du poids : au contraire de la beauté, les problèmes d’obésité seraient davantage une source de discrimination pour les femmes. En effet, à taille et à productivité égales, une femme de 100 Kg touche une rémunération inférieure à celle de 70 Kg. Cette différence se chiffre environ à 9%.
  • L’influence de la taille : les hommes ont aussi une caractéristique qui les dessert entre eux la taille. À éducation, expérience et productivité égales, le salaire d’un homme d’au moins 1,83 mètre est supérieur de 6% à celui d’un homme ne dépassant par le 1,75 mètre.

Quelles explications ?

Dans une étude intitulée "La masse corporelle affecte-t-elle les salaires? Des preuves en direct de l’Europe", les auteurs notent une corrélation négative entre l’indice de masse corporel (IMC) et le niveau des salaires: "une augmentation d’environ 10% de l’IMC induit une réduction des revenus réels des hommes et de femmes de respectivement 3,27% et 1,86% ". Autrement dit, ce problème toucherait davantage les hommes que les femmes en Europe. L’explication réside entre autres dans la perception des employeurs. Souvent à tort, ils sont nombreux à penser que leurs employés plus gros sont moins productifs et en moins bonne santé que les autres.

Pierre Fontin, auteur d’un article intitulé "Le physique de l’emploi", note que les personnes de corpulence normale ou svelte, de grande taille et au physique agréable disposent d’atouts favorisant "une réelle confiance en soi et une capacité à communiquer". D’ailleurs, c'est ce type d'employés qui plait le plus aux clients. Pour certaines professions, "cela peut même justifier une prime d'aptitude", d’après lui.

Enfin, il conclut: "les patrons et les cadres réagissent souvent à la taille, au poids ou à la beauté des postulants à un emploi ou des candidats à une promotion, même en l'absence de tout lien avec la productivité. C'est la nature humaine. Il n'en reste pas moins que cela constitue une discrimination pure et simple, qui doit être combattue avec énergie".

Votre formation et le salaire de vos enfants

En Belgique aussi, l’origine de chacun a toujours une incidence importante sur son avenir. D'après une étude, la formation des parents a une influence de taille sur le métier exercé plus tard par leurs enfants, et détermine même, pour un cinquième, le niveau de leur salaire. En savoir plus.

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