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Jeune et sans emploi, un atout?

Jeune et chercheur d'emploi? Si votre CV, votre caractère, votre expérience ou vos connaissances influenceront certainement le choix d'un employeur potentiel, certains incitants financiers instaurés par les pouvoirs publics pourraient aussi peser dans la balance.

(mon argent) - Intéressant pour l'employeur, l'argument peut aussi être mentionné par le travailleur dans sa lettre de motivation ou lors de l'entretien d'embauche. Petit tour d'horizon des mesures fédérales.

Certaines catégories de travailleurs ont statistiquement plus de difficultés à trouver un emploi. Face à cette réalité, le gouvernement a décidé de les aider en rendant leur engagement plus attractif aux yeux des employeurs. Certaines mesures touchent les jeunes, principalement ceux qui sont peu qualifiés. Aperçu.

Obligation d'embauche

Le Plan Rosetta oblige ainsi les sociétés de plus de 50 salariés à embaucher un certain nombre de personnes de moins de 26 ans. 3% pour les entreprises privées, 1,5% pour les services publics et le secteur non marchand. Le seul critère pris en compte est l'âge, peu importent les formations, le passé professionnel ou les compétences du candidat.

Jeunes peu qualifiés: moins de charges patronales

Les employeurs qui engagent un jeune peu qualifié peuvent bénéficier d'une réduction des cotisations sociales. Par "jeunes peu qualifiés" on entend les moins de 26 ans qui n'ont pas de certificat de l'enseignement secondaire supérieur. La réduction sera de 1.000 euros par trimestre pendant 2 ans pour ceux qui sont arrivés en 5e ou 6e secondaire, mais qui n'ont pas leur CESS. Il s'agit principalement des élèves de l’enseignement professionnel qui n'ont pas fait une 7e année. Cette période sera étendue à 4 ans pour les jeunes qui ont au maximum été jusqu'à la 4e année de l'enseignement secondaire supérieur.

Cette première période de 2 ou 4 ans écoulée, il sera toujours possible de bénéficier d'une diminution des charges sociales jusqu'aux 26 ans du travailleur. Le montant sera toutefois ramené à 400 euros par trimestre. A noter que ces barèmes sont basés sur un temps plein et que pour bénéficier de la mesure, l'employeur doit respecter les obligations du plan Rosetta, pour autant qu'il y soit soumis.

Jeune et faible salaire

Les jeunes qui gagnent moins de 2.010 euros bruts par mois ont aussi droit à une réduction des cotisations sociales. Elle sera de 300 euros par trimestre pour les moins de 21 ans. À partir de cet âge, elle diminuera progressivement jusqu'à ce que le principal intéressé ait atteint 29 ans. Elle sera ainsi de 270 euros pendant la 21e année, 240 pendant la 22e, 210 pendant la 23e et ainsi de suite, par tranche de 30 euros, jusqu'à la fin du trimestre au cours duquel le travailleur célèbre son 29e anniversaire. Seules conditions pour en bénéficier: l'âge et la rémunération. On peut d'ailleurs se poser la question de son intérêt vu les faibles montants de cette réduction et l’absence de tout autre critère, comme le niveau de qualification, qui font que l'employeur engagera probablement le jeune, avec ou sans cette aide.

Un salaire payé partiellement par l'Onem

"Pour certaines catégories de travailleurs, l'aide prend la forme, non pas d'une réduction des cotisations sociales, mais d'une allocation venant à la place d’une partie du salaire du travailleur," explique Lieven Mariën, conseiller attaché à la direction des jeunes travailleurs et des travailleurs âgés au SPF emploi. Un exemple: imaginons un revenu de 1.500 euros et une allocation de 300. L'employeur financera 1.200 euros de sa poche et les 300 restants seront pris en charge par l'Onem via les organismes de paiement des allocations de chômage, à savoir les syndicats ou la Caisse auxiliaire CAPAC. Ce qui arrivera sur le compte en banque du salarié demeurera donc inchangé, mais l'employeur déboursera moins.

La mesure Activa Start utilise ce système. Elle vise les moins de 26 ans

  • très peu qualifiés (qui n'ont pas été au-delà de la 4e année du secondaire),
  • peu qualifiés et d'origine étrangère
  • peu qualifiés et handicapés,
  • disponibles sur le marché de l'emploi, qui ont terminé leurs études depuis moins de 21 mois et qui sont engagés à temps plein pour une durée indéterminée.

Dans ce cas, l'allocation sera de 350 euros par mois pendant 6 mois. Sur un salaire de 1.500 euros, l'employeur payera 1.150 et l'Onem les 350 euros restants.

Un coup de pouce supplémentaire en temps de crise

En réaction à la crise, dans son plan win-win, le gouvernement a prévu une mesure similaire pour les moins de 26 ans qui ont maximum leur certificat de l'enseignement secondaire supérieur.

ASTUCE: Cliquez ici pour consulter la brochure "Plan d'embauche win-win" de l'Onem.

Les conditions sont moins strictes. Il faut être demandeur d'emploi depuis au moins 6 mois, et l'avantage plus intéressant: une allocation de 1.000 euros par mois. Concrètement, cela signifie que, sur un salaire mensuel de 1.500 euros, l'employeur ne devra débourser que 500 euros, le reste étant financé par l'Onem. Pour ceux qui n'ont pas de diplôme de l'enseignement secondaire supérieur, la durée pendant laquelle il faut être demandeur d'emploi est réduite à 3 mois et le montant augmenté à 1.100 euros. Le plan Win-Win a été mis en place pour une durée déterminée. Pour les engagements effectués en 2010, l’avantage s’appliquera pendant 24 mois et pour ceux faits en 2011, l’intervention se terminera après 12 mois.

Pour plus d'informations, le site www.autravail.be déborde de renseignements sur le sujet. Le VDAB, Actiris ou le Forem peuvent aussi vous éclairer sur les dispositions régionales en vigueur respectivement en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie.

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