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Le congé-éducation pour améliorer votre employabilité

Moins de 2% des travailleurs ont profité d’un congé-éducation payé en 2017. Une formule dont les règles seront modifiées (en Flandre) pour améliorer sa pertinence et son utilité. Qui est concerné ?

La clé du maintien de l’employabilité d’un travailleur, c’est sa capacité à continuer à apprendre tout au long de sa carrière pour affûter ses compétences et connaissances. Une responsabilité qui incombe à la fois au travailleur et à l’employeur. "De nos jours, avoir un diplôme c’est la base. Cependant, continuer de se former est essentiel pour maintenir son employabilité sur le marché du travail. Le congé-éducation est donc l’outil idéal à cet égard. Si le travailleur et l’employeur s’accordent sur ce système dans le cadre d’un trajet de formation dans lequel les deux parties investissent, à terme ce sera très rentable", commente Amandine Boseret, juriste chez Acerta, dans un communiqué.

Un dispositif spécial existe en effet. Ainsi, tout travailleur du secteur privé a droit (moyennant le respect de certaines conditions) à un congé-éducation pour suivre une formation. En fonction de la durée de celle-ci, il peut prendre entre 80 (cours de langue) et 120 heures de congé-éducation. Durant ses absences dans le cadre du congé-éducation, le travailleur a droit au paiement de sa rémunération normale plafonnée (2.871 euros pour l’année scolaire 2017-2018).

Mais très rares sont ceux qui exploitent cette possibilité. L’année dernière, seuls 1,97% des salariés ont eu recours à un congé éducation, et ceux qui l’ont fait n’y ont consacré que 58 heures. Et le nombre de travailleurs qui profitent de cette opportunité a tendance à diminuer. En 2012, 2,43% des travailleurs y avaient recours. La baisse atteint donc 15% en 5 ans. Les femmes y recourent davantage que les hommes (10% de différence), et les ouvriers bien plus que les employés (30% de différence). Enfin, le congé-éducation est plus pratiqué dans les grandes entreprises, selon les statistiques d’Acerta.

Il faut dire que les règles sont peu logiques! La formation suivie par le travailleur ne doit pas nécessairement être pertinente pour son emploi actuel ou la fonction qu’il convoite, alors que l’employeur participe au financement du congé, rappelle Acerta qui plaide pour un renforcement des conditions d’accès.  

Changement des règles

Depuis le 1er juillet 2014, les Régions sont compétentes pour le congé-éducation. Et en Flandre, un nouveau système entrera en vigueur à partir de l’année scolaire 2019-2020.

Les travailleurs auront droit à un maximum de 125 heures de congé de formation et seules les formations axées sur le marché de l’emploi ou la carrière et s’inscrivant dans un plan de formation personnel (PFP) seront agréées. " Un pas dans la bonne direction. Le système gagne en crédibilité et augmente le soutien dont il va bénéficier au sein d’une organisation, estime Acerta qui parle d'une situation win-win pour les employeurs et les travailleurs."

Les Régions bruxelloise et wallonne n’ont pas encore pris d’initiative pour remplacer ou adapter le système actuel.

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