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Le navetteur perd 1,5 heure par jour

Le Belge "perd" chaque jour près d'une heure et demie en trajets aller-retour pour se rendre au boulot, alors que les nouvelles technologies encouragent à la flexibilité du travail. Beaucoup d'employés ont d'ailleurs déjà songé à changer de job à cause de la durée des trajets.

(mon argent) - Les employés et cadres belges sont les Européens qui mettent le plus de temps à se rendre au boulot: 37 minutes l’aller simple, contre 30 minutes en moyenne, pour l’ensemble des 11.000 personnes qui ont participé à l’enquête Regus BusinessTracker dans 13 pays (Chine, Inde, Belgique, Allemagne, Mexique, France, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Pays-Bas, Australie, Espagne, Etats-Unis, et Canada).

Il faut dire que 40% des personnes résidant dans un centre urbain quittent la ville pour se rendre au travail, révèlent des statistiques de la KUL (Steunpunt Werk en Economie). La plupart rejoignent les grandes villes pour être au bureau dans le créneau horaire 9h-17h. Les navetteurs ont pour principales destinations Bruxelles (où le rapport emploi par habitant reste très élevé: 223 emplois pour 100 habitants), le sud d’Anvers, Gand, Charleroi et Liège.

Une heure et demie de trajets quotidiens

Le Belge passe donc quotidiennement près d'une heure à une heure et demie dans le trafic, ce qui semble disproportionné vu la petite taille du pays, et en comparaison avec d’autres. Un constat s'impose, dès lors: la Belgique n’exploite manifestement pas encore assez les possibilités de flexibilité du travail offertes, notamment, par les nouvelles technologies. "Il faut revoir complètement notre manière de travailler et les flux de circulation des activités liées au travail. Aujourd’hui, peu importe l’endroit où vous vous trouvez, grâce aux e-mails, à Internet, aux téléphones portables, aux bornes WiFi, c’est le résultat qui compte" observe Eduard Schaepman, Directeur général de Regus Benelux.

Et il va même plus loin: "Dans le cas contraire, beaucoup d’entreprises risquent de perdre des employés talentueux, uniquement pour des raisons liées au poids des déplacements domicile-lieux de travail!". Ces deux dernières années, 15% des travailleurs Belges déclarent avoir déjà pensé à quitter leur job à cause de la durée des trajets. Une proportion qui grimpe carrément à 44% parmi les personnes qui passent plus d’une heure par jour dans leur voiture ou dans les transports en commun.

LIRE AUSSI: 8 lois du temps pour retrouver votre efficacité ou comment rattraper le temps perdu 

8 à 10 euros perdus dans les embouts

Outre la perte de temps dans les transports, la fatigue et le stress qu’ils engendrent, ces déplacements ont un coût (intrinsèque, d’abord, lié aux embouteillages ensuite). On en a eu une illustration extrême ces jours-ci avec les tracas causés par la neige.

Lors d’une journée "normale", 37.392 heures de temps sont perdues à cause des transports sur l’ensemble du réseau routier belge, indique une étude de la société de recherche Transport & Mobility Leuven (TML).

Le coût de l'immobilisation dans les embouteillages et évalué entre 8 et 10 euros pour une voiture et entre 45 et 50 euros pour un camion. Soit un coût total de 445.712 euros.

Pour la seule journée du mercredi 10 février, le coût des files de voitures sur le réseau d’autoroutes belges a été estimé à 2,2 millions d'euros, soit près de cinq fois plus que la normale. Sur le réseau secondaire, le coût des files a été trois à quatre fois plus élevé également. Au total, la perte de temps a coûté de 8,8 à 11 millions d'euros.

Train en retard?

Selon certains voyageurs de la SNCB, la compagnie de chemin de fer belge accumule les retards depuis l'accident de Hal. Hier encore, à la gare de Nord, la plupart des trains avaient entre 10 et 40 minutes de retard en pleine heure de pointe. En cas de retard important, tout navetteur est en droit de réclamer une compensation. Mais que devez-vous faire pour l'obtenir? Lisez notre article.

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