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Les Flamands sont plus confiants que les Wallons en leur avenir professionnel

La Belgique fait pâle figure dans le classement de la confiance des salariés européens en leur avenir professionnel. Le taux belge est en diminution: 60% aujourd’hui, contre 69% en 2012.
©REUTERS

Le groupe Edenred, un des leaders de services prépayés (chèques-repas, etc.) publie ce mardi une étude commandée à Ipsos sur la satisfaction et la motivation des salariés. Il s’agit de la 10ème édition de l’étude Edenred, mais c’est la première fois que l’accent est mis sur l’impact de la transformation numérique sur le moral des travailleurs.

©Fabrizio Fcolucci


L’étude a été menée en janvier dans 14 pays européens. Sur les 13.600 travailleurs interrogés, 800 personnes ont été sondées en Belgique dont 1/3 de Wallons et 2/3 de Flamands. Il ressort des documents dont nous avons eu connaissance que notre pays figure parmi les nations d’Europe où les salariés sont peu confiants en l’avenir. Les Autrichiens sont ceux qui ont le plus confiance en leur avenir professionnel avec 76% de salariés confiants. En comparaison, les Belges ne sont que 60%.

Wallons pessimistes

Le taux belge est en diminution par rapport aux années précédentes, car les Belges étaient 69% en 2012 à avoir confiance en leur avenir professionnel et 66% en 2013. Ils sont donc plus nombreux à s’accrocher à leur emploi actuel. "Le fort pourcentage de salariés belges déclarant vouloir rester dans leur entreprise est probablement davantage le reflet d’une rétention passive que d’un réel épanouissement dans le travail. Si les salariés se montrent heureux au travail, leur regard sur la qualité de vie professionnelle et leur niveau de motivation au quotidien sont moins solides", dit Alain Jonet, directeur des ressources humaines d’Edenred en Belgique.

Les chiffres concernant la Belgique cachent des disparités régionales. Les Wallons sont les plus pessimistes. À titre d’exemple, 61% des Flamands ont confiance en leur avenir professionnel au sein de leur entreprise contre 58% de Wallons (voir infographie ci-dessus). "Le taux de chômage plus élevé en Wallonie qu’en Flandre est un élément qui peut jouer dans le manque de confiance", observe-t-il.

Sur le plan national, les premières préoccupations des Belges sont plutôt le maintien de l’emploi (35%, soit +9% par rapport au sondage de 2014) et le temps consacré au travail (35%, soit + 10% par rapport à 2014). 29% des travailleurs belges donnent la priorité à leur niveau de salaire (-2%).

Les éléments du sondage indiquent aussi que les Belges accordent la priorité à trois éléments périphériques: l’aide à la mutuelle complémentaire, la formation personnelle et la prévention santé. Peu de salariés ont des avantages périphériques à la rémunération. Les premiers éléments cités sont la cantine (41% déclarent bénéficier d’une cantine) et les chèques-repas (40% affirment avoir des chèques-repas). Plus de 60% des sondés soulignent que les avantages périphériques au salaire sont des "plus" intéressants pour améliorer leur vie quotidienne et contribuent à renforcer leur motivation personnelle.

68% disent être familiers avec les outils du digital, 36% jugent que l’introduction du digital a un impact positif sur leur motivation au travail et 21% jugent qu’il a un impact négatif sur leur équilibre de vie (30% jugent que son impact est positif).

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