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Les temps partiels se normalisent

Le nombre de travailleurs à temps partiel a augmenté de 35% dans le secteur privé entre 2004 et 2013. Cette hausse est de 3% pour les temps pleins, selon une étude du Syndicat neutre pour indépendants (SNI).
©ANP

Plus de quatre travailleurs à temps partiel sur cinq sont des femmes. Les secteurs les plus concernés sont les filières dites féminines comme le commerce, l'horeca et le social, selon l’étude basée sur des chiffres de l’ONSS.

De plus en plus de gens décident donc de réduire un peu la pression au niveau du travail. "Les employés sont de plus en plus demandeurs de ce type de contrats. Entre 25 et 40 ans, on aime avoir un peu de temps pour soi et pour ses enfants", explique la présidente du SNI Christine Mattheeuws, ajoutant que les coûts liés au travail, tel que la garde des enfants ou les transports en commun, sont également à prendre en compte.

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Le temps partiel tend ainsi doucement à se normaliser dans notre pays, note-t-on chez Manpower-Group Belgique.

Pression fiscale moins forte

"Même si le travail à temps partiel n’est pas évident à instaurer dans les petites entreprises, on n’a rien contre, mais il n’est pas logique que le travailleur à temps partiel ne le ressente pas au niveau du salaire", souligne la présidente du SNI, Christine Mattheeuws. Celui qui décide de travailler à mi-temps gagnera moins mais verra la pression fiscale diminuer et recevra donc plus de la moitié du salaire auquel il aurait pu, normalement, prétendre. "Et ce alors que celui qui travaille à temps plein, devrait plus être encouragé".

L’organisation des entrepreneurs indépendants n’a rien contre le fait que les travailleurs optent pour un travail à temps partiel même si, pour l’organisation du travail dans les microentreprises et PME, ce n’est pas facile à instaurer. Maintenant que les transports en commun deviendront de plus en plus coûteux, encore plus de personnes opteront pour le travail à temps partiel.

Ce qui n’est pas logique, selon le SNI, est que quelqu’un qui décide en son âme et conscience de moins travailler obtient plus que le nombre de temps de travail qu’il ne devra plus effectuer. L’exemple suivant le prouve clairement : un travailleur à temps plein gagne 2.250 euros bruts. Cela représente donc, prime de fin d’année et congés payés compris, 1.690 euros nets par mois. Si cette personne décide de ne plus travailler qu’à 80 pourcent, elle gagnera 1.470 euros nets, ce qui représente environ 87 pourcent du salaire net du travailleur à temps plein. Si ce même travailleur ne travaille plus qu’à mi-temps, il recevra 1.050 euros par mois, soit un bon 62 pourcent du salaire net temps-plein.

Concrètement: celui qui travaille moins gagne moins, mais voit la pression fiscale diminuer également. Le mécanisme selon lequel celui qui gagne moins doit payer moins d’impôt est, en soi, logique dans une société solidaire, mais, pour le SNI, ne devrait pas s’appliquer à ceux qui décident d’eux-mêmes de moins travailler.

"Par contre, celui qui travaille à temps plein devrait être mieux stimulé au niveau fiscal, si nous voulons améliorer le travail dans notre société", remarque Mattheeuws. "De toute façon, le prochain gouvernement fédéral devra entamer une profonde réforme fiscale. Il faudra également réformer l’impôt des personnes physiques en sorte que les revenus provenant du travail à temps plein ne soient plus autant taxés".

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