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Lisez-vous vos mails professionnels en vacances?

Si oui, vous êtes comme une grande partie des travailleurs belges. Un travailleur sur deux connait en effet des échanges assez importants entre son boulot et sa vie privée.
©REUTERS

Par rapport à 2008, le travailleur belge a, en 2014, davantage travaillé depuis chez lui lors des week-ends et des vacances, est-il ressorti jeudi d'une étude présentée par Randstad. Sur la base d'une comparaison entre des données recueillies en 2008 auprès de 2.000 employés et cadres et des réponses apportées en 2014 par 1.895 travailleurs, le rapport présenté par l'entreprise conclut que les interférences entre le travail et la vie privée se sont intensifiées au fil des ans.

La part de travailleurs qui estiment que leur travail et leur sphère privée n'interfèrent que de manière limitée (score de 1 à 4 sur une échelle de 10) est en effet passée de 60% en 2008 à 49% en 2014. Un travailleur sur deux connait donc des échanges assez importants entre son boulot et sa vie privée: ils sont surtout nombreux à consulter leurs e-mails professionnels en dehors des heures de travail, alors qu'ils sont chez eux, en vacances ou autre. Lire des documents ou faire des recherches sur internet font aussi partie des tâches professionnelles les plus souvent exécutées en dehors du cadre de travail.

L'évolution est surtout marquée en ce qui concerne les week-ends et les vacances "qui sont de moins en moins sacrées", note Randstad. 44% des répondants indiquent travailler en moyenne une heure ou plus durant le week-end, et 29% font de même en vacances. Les cadres travaillent beaucoup plus dans la sphère privée en dehors des heures de bureau habituelles que les employés.

Parmi les raisons qui poussent les travailleurs à effectuer une part de boulot chez eux, durant leur temps a priori "libre", Randstad note une réponse "interpelant", donnée par la moitié des répondants et arrivant en première position: "parce que cela donne l'occasion de tout parcourir tranquillement sans être dérangé".

Le manque de temps et l'envie d'être toujours à jour sont également souvent cités. De manière plus pragmatique, l'accomplissement de tâches professionnelles en dehors des heures et du cadre de travail s'est également répandu, selon les auteurs de l'étude, parce que les outils technologiques aujourd'hui courants le permettent: smartphones, tablettes... font en sorte que mails et rapports de boulot sont consultables partout.

Malgré cette augmentation, la conception générale du travailleur belge par rapport aux interférences travail-privé reste assez positive: 85% des répondants indiquent qu'ils combinent assez voire très facilement les deux sphères (score de 5 à 10 sur une échelle de 10).

Il faut aussi noter que les interférences fonctionnent dans les deux sens: 67% des répondants indiquent s'occuper de temps en temps d'affaires privées alors qu'ils sont sur leur lieu et dans leurs heures de travail. Parmi ceux-ci, près de 20% y consacrent même minimum 5 heures par semaine: gérer une boite mail privée, surfer sur internet sans lien avec le travail, ou passer des coups de fil privés sont les tâches privilégiées.

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