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Osez demander une augmentation!

Vu le contexte économique actuel, la modération salariale est de mise. Mais si vous avez de bons arguments à faire valoir, il ne faut jamais craindre de renégocier votre salaire.
©Photo News

Par les temps qui courent, qui oserait encore demander une augmentation? Et pourtant, une telle démarche n’est pas forcément mal vue ou mal perçue par la plupart des entreprises, d’après les résultats d’une enquête menée par OfficeTeam (une division de Robert Half) auprès de 200 responsables RH.

En effet, pour plus d’un quart d’entre eux, une demande d’augmentation par an est tout à fait acceptable. C’est bien connu, "qui ne tente rien, n’a rien". D’ailleurs, si vous n’avez rien demandé en 2012, tentez le coup cette année : environ 17% des responsables RH recommande d’attendre au moins deux ans avant de formuler toute nouvelle requête d’augmentation. Pour 15% des responsables RH, cette périodicité doit quand même être encore plus espacée.

Résultats valorisés

Cependant, quasi un responsable sur cinq ne tient pas du tout compte de cet aspect temporel et s’attache davantage aux réalisations concrètes d’un employé. Autrement dit, si vous avez atteint vos objectifs – ou que vous les avez même dépassés – il est tout à fait légitime de demander une augmentation sans être mal reçu.

Surtout qu’avec de tels résultats, vous êtes en position de force car une véritable guerre des talents s’opère actuellement sur le marché du travail, selon Dries De Vos, directeur d’Office Team. "Les entreprises ont plus de mal que jamais à attirer et retenir les collaborateurs les plus performants", a-t-il expliqué. Par conséquent, "la rémunération peut dans ce contexte jouer un rôle capital."

En outre, les trois principaux critères pris en considération lors de la décision d’octroyer ou non une augmentation sont les résultats et les réussites de l’employé (pour 60% des responsables RH), la motivation (45%) et les aptitudes à collaborer (34%). Critère très usité par le passé, l’ancienneté n’est plus citée que par un tiers des responsables RH.

5 recommandations
  1. Même si vous êtes sûr de vous et du travail effectué, préparez votre demande d’augmentation en vous rendant à la négociation muni d’un dossier reprenant des éléments factuels et des réalisations concrètes. De cette manière, vous démontrerez votre performance et votre valeur ajoutée pour l’entreprise.
  2. Restez réaliste et ne formulez pas des demandes exagérées! Au contraire, faites preuve de compréhension pour les difficultés financières rencontrées par votre entreprise. Et si sa situation est vraiment désespérée, négociez au moins un jour de télétravail ou l’un ou l’autre jour de congé supplémentaire. 
  3. Pensez aux avantages extra-légaux alternatifs et originaux. Ils peuvent apporter une réelle plus-value à votre package salarial sans coûter trop cher à l’entreprise.
  4. Augmentez vos chances d’obtenir gain de cause en évitant d’adopter une attitude revendicatrice. Le chantage est également inutile. "Si vous abordez votre patron en lui disant que l’on vous propose un meilleur salaire ailleurs, il ne fera rien pour vous retenir. Au contraire. Ce type de comportement est très mal perçu", témoigne Gilles Klass, expert en ressources humaines.
  5. Ne comparez pas non plus votre travail avec celui de vos collègues pour justifier une augmentation. Même si vous avez probablement raison sur le peu d’implication de certains d’entre eux, votre attitude sera contraire à l’esprit d’équipe développé au sein même de la plupart des entreprises. "Essayer de se mettre en valeur de cette manière est une erreur à ne pas commettre, ajoute-t-il. Il ne suffit donc pas d’avoir des arguments valables pour obtenir ce que l’on désire, encore faut-il amener les choses de la bonne manière", a-t-il conclu.

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