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Près d'un travailleur sur deux customise le contenu de son job

Selon une étude réalisée par Securex et l’université de Gand, 47% des travailleurs essaient de personnaliser le contenu de leur job afin de mieux le faire correspondre à leurs attentes.
©BELGA

C’est ce que l’on appelle le job crafting, où l’employé, en accord avec son supérieur, apporte des modifications dans certaines tâches, se concentre sur celles qu’il préfère afin de (re) donner du sens à son métier. "Les travailleurs qui ont la liberté de personnaliser le contenu de leur fonction sont notamment plus productifs, plus innovants, plus engagés et plus satisfaits", constatent ainsi les auteurs de l’étude, menée auprès de 1.754 Belges. Près de six cadres sur dix affirment faire du job crafting, contre 48% des employés et 43% des ouvriers.

Le job crafting sur le contenu du job concerne donc près d’un travailleur sur deux. Mais 30% des employés affirment pouvoir aussi personnaliser leurs horaires, 30% leur lieu de travail et 17% autant les horaires que le lieu. "La pression des circonstances, comme le trafic routier, mais aussi la concurrence des entreprises qui offrent de la flexibilité, vont pousser les entreprises à évoluer dans ce sens-là. Ce seront bientôt elles qui devront s’adapter aux volontés de la nouvelle génération de travailleurs, lorsque les baby-boomers vont partir à la retraite", explique ainsi Frank Vander Sijpe, responsable de la recherche RH chez Securex.

Les job crafters ne peuvent, et ne veulent pas forcément, travailler plus longtemps.

Mais s’il permet d’être plus heureux dans son travail, le job crafting n’offre toutefois pas de réponse au problème de l’allongement de la carrière. Actuellement, les travailleurs veulent arrêter de travailler à 60 ans, selon Securex, alors que l’âge légal de la pension a été porté à 67 ans. "L’étude montre que les travailleurs qui remodèlent leur fonction ne peuvent et ne veulent pas forcément travailler plus longtemps", poursuit-il. Car de l’étude, il ressort encore une chose: les jobs crafters, surtout les jeunes, sont plus stressés. Car le travailleur qui décide de façonner son job à son image accepte en même temps d’assumer davantage de responsabilités.

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