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Tout ce que vous devez savoir si vous décrochez un premier job

Vous êtes fraîchement diplômé et vous avez dégoté un job? Voici quelques règles utiles à connaître.
Dès la fin des études – ou après les avoir abandonnées -, la première chose à faire est de s'inscrire comme demandeur d’emploi, même pour quelques jours. ©Photo News

Prenons le cas simple d’un jeune qui a terminé ses études en juin ou en août et qui décroche directement un job. Il commence le 1er septembre.

L’inscription au chômage

Dès la fin de vos études – ou si vous les avez abandonnées -, la première chose à faire est de vous inscrire comme demandeur d’emploi auprès du Forem (Wallonie), d'Actiris (Bruxelles), du VDAB ( Flandre) ou de l’ADG (Communauté germanophone). "Nous conseillons toujours au jeune de s’inscrire d’office à l’Onem, même si c’est pour quelques jours. Il est préférable d’avoir un dossier administratif ouvert et en ordre, ainsi qu’un statut social clair", indique Catherine Mairy, Legal Expert chez Partena Professional.

L’inscription à la mutuelle

Si vous avez décroché un job, vous devez vous affilier auprès de la mutuelle de votre choix car vous ne serez plus couvert par la mutuelle de vos parents.

13
jours
Les 13 jours de vacances ‘jeune’ pour 2021 sont octroyés à celui qui a moins de 25 ans au 31.12.20 et qui a travaillé au moins un mois cette année-ci.

À quels congés aurez-vous droit?

Les congés légaux auxquels le jeune aura droit en 2021 sont calculés sur la base des prestations qu’il a effectuées en 2020. "Le jeune de notre exemple, qui aura travaillé les 4 derniers mois, aura droit à 7 jours légaux."

"Il aura également droit, en plus, à 13 jours de vacances ‘jeune’, à condition qu’il ait moins de 25 ans au 31.12.2020 et qu’il ait travaillé au moins un mois cette année », ajoute Catherine Mairy, précisant que ces jours sont facultatifs. Comme les jours de congé ‘jeune’ sont pris en charge par l’Onem, l’allocation accordée sera équivalente à 65% du salaire, plafonné à 2.369,64 euros brut par mois.  Au total, le jeune aura ainsi 20 jours de vacances l’année prochaine.

"En cas de licenciement ou de démission, il n'y a pas de régime spécial pour les jeunes. Les règles sont identiques pour tous les travailleurs."
Catherine Mairy
Legal Expert (Partena Professional)

Enfin, il est également possible de profiter des vacances européennes, mais, dans les faits, cette formule rencontre très peu de succès car elle est peu avantageuse financièrement. "Dès 2020, sous certaines conditions, le jeune a droit à des vacances supplémentaires. Elles sont dans ce cas payées par l’employeur, mais à titre d’avance sur le double pécule de vacances de l’année qui suit…", explique la spécialiste.

Quant aux jours de congé RTT (récupération du temps de travail) qui concernent les secteurs où l’on travaille 40 heures semaines et non 38, ils sont acquis progressivement et au prorata des prestations de 2020. "Le jeune qui a travaillé 4 mois aura droit dès cette année à 4 jours. L’année prochaine, il aura droit à 12 jours", explique Catherine Mairy.

Quid du pécule de vacances?

Si le jeune a droit à 7 jours de congés légaux en 2021 (sur la base des 4 mois durant lesquels il a travaillé en 2021), le double pécule de vacances, qui correspond à 92% du salaire, sera lui aussi proratisé, c’est-à-dire multiplié par 4/12.

Quid en cas de licenciement ou de démission?

Dans ces cas-là, les règles sont identiques pour toutes les catégories de travailleurs. Il n’y a pas de régime spécial pour les jeunes. Les préavis sont calculés sur la base de l’ancienneté. Si le licenciement ou la démission intervient dans les trois premiers mois, le préavis sera très court: une semaine. Au-delà, il ira en s’accroissant progressivement, résume la juriste.

Quid du 13e mois?

L’octroi éventuel d’un 13e mois est fonction de ce qui est prévu au niveau du secteur d’activité. En général, il faut compter un certain nombre de mois d’ancienneté pour y avoir droit, et au prorata de la période travaillée la première année. "S’il faut avoir un mois d’ancienneté, le jeune qui a commencé à travailler le 1er septembre aura droit à 4/12 du bonus prévu".
Il en va de même pour les bonus, si ce n’est que c’est au niveau de l’entreprise que les règles et conditions d’octroi sont fixées (librement, mais toute discrimination est bien sûr exclue). La plupart du temps, cela dépend de l’ancienneté, de la fonction exercée, et le montant est également proratisé.

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