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Travailler en temps partiel avec un enfant?

Est-ce un bon choix de travailler avant que son enfant ait un an? Et quid du papa? Quand le budget est-il viable?

(mon argent) - Les jeunes mamans peuvent travailler (à temps partiel) car cela n’a aucune influence négative sur le bébé, contrairement à ce que l’on pensait précédemment. C’est la conclusion d’une récente étude américaine de la Columbia University, qui a suivi 1.000 enfants américains pendant sept ans. Les jeunes mères qui ont un emploi sont mieux dans leur tête, ont des relations familiales plus saines et disposent de plus de moyens financiers, si bien qu’elles peuvent se permettre de bons soins.

Mais Lutgard Vrints, du Gezinsbond, nuance ce résultat: "Les États-Unis et la Flandre sont difficilement comparables. Regardez ne fût-ce que notre sécurité sociale ! Chez nous, les parents ne sont heureusement pas obligés de payer plus pour être certains d’avoir une crèche correcte." Il faut voir l’ensemble de la situation par famille. La vision de la parentalité est très différente d’une famille à l’autre. Mais bien d’autres éléments jouent encore dans le choix que font les parents. Citons la situation financière du ménage, le réseau externe, les conditions de travail, mais aussi l’endurance de l’enfant. Lutgard Vrints: "Certains parents veulent continuer à travailler à temps plein et peuvent le faire le cœur léger parce qu’ils ont confiance dans la qualité de l’accueil de leur enfant. Mais il existe aussi des ménages où l’un des deux parents reste à la maison, voire où les deux parents travaillent moins."

Changement demandé!

- Les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer: "Il est crucial de proposer un accueil de la petite enfance de qualité et abordable pour chacun. En Flandre, les parents paient pour un accueil subsidié selon leurs revenus. Le service est donc abordable pour tout le monde. Mais dans la pratique, il subsiste encore pas mal d’obstacles, comme les listes d’attente, les problèmes d’accueil à temps partiel ou à des heures difficiles, etc. De plus, la qualité de l’accueil est perfectible. "

- Ensuite, il faudrait des systèmes de congés payés suffisants, comme le congé parental, et également intéressants pour les parents isolés ou les pères, comme c’est le cas en Suède. Ces dernières années, de plus en plus de pères prennent un congé parental dans notre pays. Mais l’indemnité est si faible que tous les ménages ne peuvent se le permettre. Le congé de paternité a, lui aussi, le vent en poupe. C’est sans nul doute lié à la nouvelle loi de 2002, qui a porté la période à 10 jours. Mais il est très étonnant de constater que tous les jeunes papas ne prennent pas ces 10 petits jours auxquels ils ont pourtant droit. C’est pourquoi certains partis et organisations demandent que le congé de paternité soit obligatoire, comme dans les pays scandinaves. Bien souvent, les jeunes pères ne peuvent prendre ce congé car il ne cadre pas (encore) avec la culture de leur entreprise. Et le travail à temps partiel n’est pas à l’ordre du jour. Mais en 2010, la mère n’est plus la seule à s’occuper des bambins.

- Il est donc temps aussi qu’un changement de mentalité s’opère sur le lieu de travail. Les jeunes parents ont besoin d’une culture du travail favorable à la famille et offrant des emplois à temps partiel intéressants et de qualité. Et c’est bien là que le bât blesse. "Trop souvent, le temps plein est encore considéré comme bénéfique et le temps partiel comme néfaste pour la carrière, explique Lutgard Vrints. Songeons à la maigre pension ou aux possibilités limitées de progression professionnelle du travailleur à temps partiel." La situation est très différente aux Pays-Bas, où le temps partiel pour hommes et femmes est depuis longtemps entré dans les mœurs.

Le modèle du revenu et demi

Dans notre culture et tout comme en France, les femmes ont continué à travailler – à temps plein ou non – même après avoir eu des enfants. La demande d’accueil de la petite enfance existe depuis le début du 20e siècle et a été satisfaite de différentes manières: "Toutes les études confirment toutefois que la femme, qui a un emploi ou non, est la principale responsable de l’éducation des enfants et de la tenue du ménage. En général, les ménages belges optent pour le modèle du revenu et demi: souvent, c’est l’homme qui fait carrière et preste des heures supplémentaires, tandis que la femme se sacrifie pour s’occuper des enfants et prend un emploi à temps partiel." Les Pays-Bas démontrent que les choses peuvent être différentes si les parents le veulent. La culture du temps partiel fait que les pères aussi optent souvent pour ce type d’emploi et dégagent ainsi plus de temps pour leurs enfants.

Conseils pour combiner travail et famille

  • "La qualité de l’accueil de la petite enfance est crucial, souligne Lutgard Vrints (Gezinsbond). Et elle est souvent liée aux interactions entre l’enfant et le prestataire. Que ce soit à la maison, à la crèche, chez une mère d’accueil ou chez les grands-parents, tout enfant a besoin d’amour et d’attention en suffisance." Et il va de soi que l’enfant doit pouvoir s’attacher à ses parents. C’est pourquoi il faut prévoir du temps en famille, parallèlement à l’accueil.

  • "Pour faire le bilan total, la plupart des parents mettent l’endurance de leur enfant au centre du débat. Mais bien souvent, on ne sait qu’après la naissance ce qu’un enfant peut endurer sur le plan physique ou psychique ou ce que cela implique d’avoir un enfant. Bon nombre de jeunes parents doivent ou veulent modifier leurs projets de carrière initiaux."

  • "Si une jeune maman souhaite allaiter à plein temps, il faut savoir que cette période peut durer six mois. Pour le Gezinsbond, il est logique qu’elle reste chez elle et qu’elle soit payée pendant cette période." La pause allaitement au travail s’avère une solution difficilement tenable pour de nombreuses femmes.

"La qualité de l’accueil de la petite enfance est crucial, souligne Lutgard Vrints (Gezinsbond). Et elle est souvent liée aux interactions entre l’enfant et le prestataire. Que ce soit à la maison, à la crèche, chez une mère d’accueil ou chez les grands-parents, tout enfant a besoin d’amour et d’attention en suffisance." Et il va de soi que l’enfant doit pouvoir s’attacher à ses parents. C’est pourquoi il faut prévoir du temps en famille, parallèlement à l’accueil.

"Pour faire le bilan total, la plupart des parents mettent l’endurance de leur enfant au centre du débat. Mais bien souvent, on ne sait qu’après la naissance ce qu’un enfant peut endurer sur le plan physique ou psychique ou ce que cela implique d’avoir un enfant. Bon nombre de jeunes parents doivent ou veulent modifier leurs projets de carrière initiaux."

"Si une jeune maman souhaite allaiter à plein temps, il faut savoir que cette période peut durer six mois. Pour le Gezinsbond, il est logique qu’elle reste chez elle et qu’elle soit payée pendant cette période." La pause allaitement au travail s’avère une solution difficilement tenable pour de nombreuses femmes.

Il est important de passer du temps en famille pour le bien-être du parent et de l’enfant. Mais difficile de donner un temps "absolu". Il y a tant de facteurs qui interviennent. Y a-t-il un partenaire? Quel est le type d’emploi exercé? Peut-on consacrer tout le temps disponible aux enfants ou faut-il aussi effectuer les tâches ménagères? Chaque famille doit chercher elle-même son équilibre entre travail et domicile. Lutgard Vrints: "Le mieux serait de travailler dans une entreprise où le personnel sait qu’en cas de besoin, il peut prendre plus de temps pour la famille. Et cela vaut pour les femmes comme pour les hommes."

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