Vos conditions de travail adaptées pour cause de canicule?

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Cette semaine, il va faire chaud. Très chaud. Le thermomètre pourrait d'ailleurs grimper jusqu'à 35 degrés. Difficile pour certains métiers de travailler dans ces conditions. Quelles mesures sont à prendre pour les employeurs? Quels sont les droits des employés?

Selon les prévisions de l'Institut royal météorologique, les Belges seront soumis à rude épreuve durant toute cette semaine, avec des températures de 32 degrés annoncées ce lundi, 34 degrés mardi et 34 ou 35 degrés mercredi. Jeudi et vendredi, l'air chaud pourrait être repoussé vers la France, mais le temps ensoleillé et les températures estivales, avoisinant les 30 degrés, pourraient persister. 

Ce climat peut être idéal pour les heureux vacanciers. Ou une vraie galère pour les travailleurs. Cette vague de chaleur vous donne des droits, mais aussi des devoirs. Votre patron a, lui aussi, des obligations.

Comment évaluer une température?

Pour déterminer une température critique, un simple thermomètre ne suffit pas. Un thermomètre-globe est requis. Ce type d'appareil tient également en compte le rayonnement thermique, la vitesse de l'air et l'humidité ambiante. Souvent, ce sont des inspecteurs du Contrôle du bien-être au travail qui mesurent cette température. Notez qu'il est possible que le résultat soit inférieur à la température que donne un thermomètre ordinaire.

Quelle température pour quel travail?

Les températures maximales autorisées varient évidemment selon la nature et la pénibilité du travail.

• 29° C pour le travail léger ou très léger (en général effectué en position assise: secrétariat, travail de bureau, conduite d’une voiture, écriture, etc);
• 26° C pour des travaux semi-lourds (conduite d’engins, de camions, de tracteurs, manutention d’objets, travaux en position debout, plâtrage, cueillette des fruits, etc.);
• 22° C pour des travaux lourds (manutention, travail du bois, travaux manuels, de terrassement, etc.).

Quelles mesures?

Si ces températures sont atteintes, votre employeur doit mettre en place une série de mesures. Selon la législation - adoptée le 1er juillet 2012 -, le salarié doit:

bénéficier de protections comme un ventilateur, une climatiseur ou, éventuellement, des écrans solaires et des couvre-chefs pour les travailleurs exposés à un rayonnement solaire direct;

avoir de l'eau et des boissons fraîches à disposition.

D'après les explications de Securex, si le dépassement des températures continue après un délai de 48 heures, votre employeur devra veiller à installer un dispositif de ventilation artificielle et à accorder des périodes de repos (voir par ailleurs).

Peut-on arrêter de travailler? Non! Sauf si un cas de force majeure se présente comme des malaises. 

Peut-on venir en short au bureau ?

De 80 à 800
Euros
Si une infraction est commise et reconnue, l'amende infligée peut aller de 80 à 800 euros.

Oui, si le règlement interne vous l’autorise. Vous pourrez aborder une tenue plus légère.

Attention à ne pas confondre lieu de travail et plage de sable fin.

Aussi, en entreprise, il existe une obligation générale d’opter pour une tenue correcte et respecter ses collègues.

A-t-on droit à une pause? 

Si les mesures mises en place ne suffisent pas, un régime de travail parallèle est mis en place.

Exemple: l'employeur...

• permet d'alterner temps de travail et temps de pause;
• planifie des travaux aux aurores;
• ralenti le rythme;
• envisage le travail de nuit;
• instaure un chômage temporaire.

Peut-on poursuivre son employeur?

En cas de non-respect de toutes ces règles, le travailleur peut porter plainte. Cette dernière peut faire l'objet de sanctions si une infraction est commise et s'il existe un danger pour la santé

Des experts inspectent chaque jour les chantiers. Ils peuvent arrêter le travail ou dresser des P.-V. Les plaintes sont rarement poursuivies par le tribunal. Les pro justitia aboutissent à des amendes administratives.
Paul Tousseyn
Directeur général du Contrôle du bien-être au travail

Le dialogue et la concertation restent le meilleur moyen pour trouver un compromis entre employé et employeur. 

©Photo News

Quid en cas de pic d'ozone?

Des concentrations élevées en ozone se manifestent souvent lors des grandes chaleurs persistantes. D'ailleurs, la phase d'avertissement du plan "Forte chaleur et pic d'ozone" est active depuis vendredi dernier. Cependant, la réglementation du travail ne reprend aucune disposition particulière sur la protection contre l’ozone d’origine climatique. "Cependant, cela ne signifie pas qu’aucune mesure ne doit être prise", selon le SPF Emploi. "L’exposition à l’ozone d’origine climatique doit être considérée comme un risque du travail contre lequel il convient de prendre des mesures préventives. Parce que la concentration d’ozone à l’intérieur est beaucoup plus basse qu’à l’extérieur, ces mesures doivent principalement être axées sur les travailleurs qui travaillent en plein air."

Les concentrations d'ozone en temps réel sont disponibles via le portail de la Cellule Interrégionale de l'Envrionnement. Mais aussi via l'app BelAir (iOS & Android)

 

 


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