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3 conseils pour mettre fin au "timesharing"

Tous les contrats de "timeshare" ne sont pas frauduleux mais le secteur est propice aux arnaques. Vous pensez en être victime et vous souhaitez mettre fin à votre contrat? Suivez nos conseils.

(mon argent/cec) – Lors de vos dernières vacances, vous vous êtes laissé séduire par un appartement en front de mer avec une vue imprenable sur un littoral au climat méditerranéen. L’agent immobilier vous a proposé un contrat de "timeshare" qui vous permet d’y résider à des périodes choisies, en alternance avec d’autres copropriétaires. Vous avez sauté sur l’occasion, mais voilà, aujourd’hui vous avez reçu la première facture des charges annuelles reprenant les frais de gestion, d'entretien, d’assurances et de taxes. La note est tellement salée que vous souhaitez mettre fin au contrat. Comment faire?

1. Droit de rétractation

Vous disposez de 10 jours calendrier pour vous rétracter. La réglementation européenne vous garantit ce droit. Mais il n’est valable que si vous avez conclu un contrat pour au moins 3 ans et que vous pouvez occuper le bien immobilier pendant au minimum une semaine par an. En mars 2011, le droit de rétractation sera porté à 14 jours civils.

2. La lettre recommandée

Il est déjà trop tard? Le contrat est signé et l’acompte déjà versé. Il faut alors dénoncer au plus vite les conditions dans lesquelles la transaction s’est déroulée. Le vendeur vous a pressé de signer en prétendant qu’un autre acheteur était sur le point de signer? Il vous a fait croire à un faux jeu concours? Pire, il vous a menacé? Autant de motifs pour protester contre des pratiques commerciales trompeuses et agressives. Conservez tous les documents et toutes les preuves de l’arnaque. La contestation doit se faire par lettre recommandée.

Relisez votre contrat pour vérifier si toutes les charges y étaient bien inscrites et n’oubliez pas de réclamer le remboursement de votre acompte. Si vous l’avez payé via votre carte de crédit, vous pouvez contester la transaction via l’émetteur de la carte ou votre banque et ce le plus vite possible. Mais ne vous faites pas trop d’illusions, ce type de remboursement est très rare.

3. Les organisations spécialisées

La complexité des litiges avec les sociétés de timesharing tient en grande partie au fait que la législation en vigueur dépend du pays où se trouve la résidence. L’Europe prévoit un cadre légal minimum censé protéger les acquéreurs. Les associations de défense de consommateurs sont rodées à ce type d’affaires, à l’image du Crioc ou de Test-achats. La Direction générale médiation et contrôle du SPF Economie peut également répondre à vos questions pour les litiges qui concernent la Belgique.

Mais pour anticiper les problèmes, vous pouvez consulter la Resort Development Organization (RDO). Elle se porte garante de la bonne conduite de ses membres et du respect des lois. En France, les victimes d’escroquerie peuvent s’adresser à l’APAF.  

Téléchargez ici la brochure éditée par le Centre européen des consommateurs.

Pour ou contre le timesharing?

Pour :
  • Profiter d’un appartement à l’étranger pour un prix inférieur à celui d’un achat immobilier.
  • Eviter de longues périodes d’inoccupation du logement de vacances.
  • Les frais fixes sont répartis entre les différents propriétaires.
Contre :
  • L’investissement dans le lieu de vacances se fait de façon anticipée. Si l’acheteur ne souhaite ou ne peut plus bénéficier de son droit d’occupation, l’argent versé est perdu.
  • La revente du contrat de timeshare est souvent difficile et entraîne toujours une perte.
  • Les frais annuels peuvent augmenter sans limite et la société peut tomber en faillite.
Plus de conseils?

Lisez notre article sur les pièges tendus par les vendeurs malhonnêtes et sur les bons reflexes à adopter pour ne pas céder à un achat impulsif: Méfiez-vous du timesharing

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