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Ces destinations où votre pouvoir d'achat est boosté

©EPA

Certaines destinations, l'Islande en tête, sont plus intéressantes (financièrement) à visiter cette année grâce à la fluctuation des taux de change. En zone euro, c'est le coût de la vie qui détermine si une destination est "relaxante" pour votre pouvoir d'achat.

Pour appréhender la cherté d'une destination de vacances, le seul critère du taux de change ne peux pas être retenu. Dans l'absolu, certains pays sont plus chers que d'autres: c'est le cas par exemple de l'Islande, la Norvège, la Suisse et l'Australie. A l'inverse, quel que soit le taux de change du moment, si vous vous rendez en Turquie, en Pologne, en Russie ou en Tunisie, vous aurez l'impression que la vie est bon marché. 

Ceci étant, "l’évolution à court terme des taux de changes et des prix peut faire en sorte qu’il soit davantage opportun de se rendre dans un pays cette année que par le passé. Pour examiner quelles opportunités se présentent cette année, deux critères peuvent être retenus: quelle a été l’évolution du taux de change de la monnaie locale par rapport à l’euro au cours des 12 derniers mois et quelle a été l’inflation locale (qui égratigne le pouvoir d’achat des habitants…comme des touristes)", explique Philippe Ledent, senior economist chez ING.

L'Islande, moins chère, mais chère quand-même...

+7%
de pouvoir d'achat
Le touriste belge se rendant cette année en Islande a gagné 7% de pouvoir d'achat par rapport à 2018.

A ce niveau, l’Islande est toujours un pays cher, mais il est bien plus intéressant d’y aller cette année que l’année dernière. "L’inflation y a certes atteint 5%, ce qui réduit le pouvoir d’achat du touriste, mais la dépréciation de la devise, qui a atteint 13% sur la même période, a plus que compensé celle-ci. Au final, sur un an, le touriste belge en Islande a 'gagné' pas moins de 7% de pouvoir d’achat: une réelle opportunité", poursuit-il. "Pour être complet, il faudrait malheureusement ajouter que les déboires de la devise et de l’économie islandaise sont en partie liés à la faillite d’une des principales compagnies aériennes desservant le pays. Rares seront donc ceux qui pourront en profiter."

L’Australie présente également une (légère) amélioration du pouvoir d’achat du touriste belge, en raison, là aussi, de la dépréciation de la devise locale.

Un coût de la vie plutôt sympa au Portugal et en Grèce

Le Mexique présente la plus forte détérioration du pouvoir d’achat pour le touriste belge au cours des 12 derniers mois.
Philippe Ledent
Senior economist chez ING

En zone euro, c'est naturellement seulement le coût de la vie qui joue. Les biens et services seront ressentis comme particulièrement bon marché au Portugal et en Grèce (-29%), ainsi que dans les pays baltes et les Etats d'Europe centrale faisant partie de la zone euro. 

En revanche, "le Mexique présente la plus forte détérioration du pouvoir d’achat pour le touriste belge au cours des 12 derniers mois, car non seulement l’euro s’est déprécié de 8% par rapport au peso mexicain, mais en plus l’inflation y approche les 9%. Au final, une détérioration de pas moins de 16% sera ressentie par rapport à l’année dernière", constate Philippe Ledent. 

En zone euro, les pays ressentis comme plus chers en raison du coût de la vie sont le Luxembourg (+24%), l'Irlande (+9%), la Finlande (+5,5%) et les Pays-Bas (+2%). 

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