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Le BlackBerry est-il sûr pour votre entreprise ?

Yves Leterme pourra-t-il continuer à utiliser son cher BlackBerry ? C'est de moins en moins certain à présent que la Sûreté de l'État a mis en garde le gouvernement fédéral contre les risques en matière de sécurité liés à l'utilisation du célèbre appareil. Comme on le sait, la France a déjà interdit aux fonctionnaires de son gouvernement l'utilisation du BlackBerry, de peur que l'appareil soit sensible aux écoutes téléphoniques.

L'avertissement de la sûreté de l'État belge n'est pas nouveau, puisqu'il date - même si on vient de l'apprendre - de novembre de l'an dernier, soit longtemps avant que le BlackBerry soit mis en cause en France. On remarquera cependant que le ministre de tutelle, Laurette Onkelinx (ministre PS de la Justice), à qui la note d'avertissement a été adressée, n'en avait pas informé les autres ministres. Par conséquent, plusieurs ministres envoient encore chaque jour des messages à partir de leur BlackBerry, alors que c'est précisément cette application qui, selon les experts en matière de sécurité, ne serait pas tout à fait sûre, les mails BlackBerry transitant par des serveurs étrangers. De même, le formateur Yves Leterme, probable futur Premier ministre, est connu pour être un utilisateur passionné du BlackBerry.

Si ces informations relatives aux problèmes de sécurité induits par le BlackBerry sont exactes, les collaborateurs du gouvernement sont loin de constituer le principal groupe à risque. Le BlackBerry est surtout populaire au sein des entreprises, où le risque (théorique) d'interception d'informations confidentielles est par conséquent beaucoup plus important. RIM, l'entreprise canadienne qui se trouve derrière le BlackBerry, a depuis fait savoir, dans un communiqué, que l'appareil était bel et bien sûr. « Avant que la méthode de cryptage utilisée (AES 256, NDLR) soit craquée, le soleil aura brûlé. Il faudrait en effet plusieurs millions d'années », selon RIM, qui ajoute que même l'OTAN a approuvé l'utilisation de l'appareil.

Néanmoins, l'affaire aiguise déjà les convoitises. Ainsi, Emoze n'hésite pas à surfer sur la vague d'inquiétudes actuelle en affirmant proposer une variante de l'application push e-mail du BlackBerry plus sûre que l'originale.

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