Euronext Bruxelles: le Bel 20 en repli limité

Bruxelles (L'Echo) Toujours dans le rouge suite à la dégelée des bourses mondiales, la Bourse de Bruxelles a évolué au-dessus des plus bas, ce mercredi, dans le sillage de ses consoeurs européennes. Après avoir cédé 2,10% en début de matinée, l'indice Bel 20 affichait un repli de 1,87% à 4305,23 points.

Sur le front des valeurs du Bel 20, UCB fut la seule à sortir durablement la tête hors de l'eau, avec une hausse de 1,96% à 48,82 euros à la clôture. Mobistar (-0,68% à 63,90 euros) et GBL (-0,54% à 84,58 euros) ont fleureté, vers midi, avec le vert. Agfa-Gevaert tirait, par contre, l'indice de la Bourse de Bruxelles vers le bas avec une baisse significative de 5,45% à 16,84 euros à la clôture.

Les Bourses mondiales ont peiné à reprendre malgré le rebond de Shangai et la hausse, timide, de New York où, à l'ouverture, l'indice Dow Jones prenait 0,5% et le Nasdaq 0,36%. La Bourse de Shanghai, qui avait subi mardi sa plus lourde chute depuis 1996 (-8,84%), a clôturé mercredi en progression de 3,94%. Certains investisseurs ont en effet profité de la chute des cours pour rafler des actions d'entreprises chinoises à bas prix, conformément à l'adage boursier selon lequel "il faut acheter au son du canon et vendre au son du clairon".

La croissance des Etats-Unis a été plus faible que prévu au quatrième trimestre 2006, ce qui pourrait à nouveau peser les marchés actions internationaux.

BOURSES EUROPEENNES

Les Bourses européennes ont réussi à réduire leurs pertes, même si elles ont conservé une grande fébrilité suite à la dégelée de mardi, continuant à reculer dans la morosité.

A la clôture, Paris affichait un repli de 1,17%, Londres se repliait de 1,58%, tandis que Francfort lâchait 1,53% et Amsterdam 2,02%.

STATISTIQUES

La croissance américaine a été révisée en nette baisse au 4e trimestre 2006, à 2,2% au lieu de 3,5% annoncé initialement (en rythme annuel), les entreprises ayant moins produit que prévu. Les Etats-Unis ont affiché une croissance de 3,3% de leur PIB en 2006, et non pas de 3,4% comme indiqué initialement. Ces chiffres confirment une grosse déception sur l'état de l'économie américaine: au lieu de tourner la page en fin d'année, elle est en fait restée engluée dans une croissance faible qui dure depuis le printemps. L'investissement des entreprises est tombé à -2,4% (au lieu de -0,4%), ce qui est le recul le plus marqué depuis le premier trimestre 2003. Les consommateurs ont aussi joué en rôle, en achetant moins que prévu (4,2% au lieu de 4,4%). Les Etats-Unis ont plus importé que prévu: au lieu de baisser de 3,2% comme mesuré initialement, les importations n'ont reculé que de 2,2%. Les dépenses publiques ont progressé de 4,4%, avec un accent mis sur la défense: 12,3%, au plus haut depuis le printemps 2003. L'indice des prix lié aux dépenses de consommation (PCE) a reculé de 0,9% (et non pas de 0,8%) et celui mesuré hors alimentation et énergie, qui est le plus suivi par la Fed, a augmenté de 1,9% (au lieu de 2,1%).

Les ventes de logements neufs ont fortement baissé aux Etats-Unis (-16,6%). 937 000 ventes ont été enregistrées, ce qui est inférieur à la prévision moyenne des économistes de 1,080 million de ventes. Par ailleurs, les ventes pour le mois de décembre ont été révisées en hausse de 1,120 million à 1,123 million.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) de Chicago du mois de février est ressorti à 47,9, alors qu'il était attendu à 50. Au mois de janvier, l'indicateur s'était établi à 48,8. Un indice inférieur à 50 indique une décroissance de l'activité du secteur.

Les stocks américains de produits distillés (diesel et fioul de chauffage) et d'essence ont nettement reculé la semaine dernière tandis que les réserves de pétrole brut ont progressé. A New York, le baril de pétrole brut perdait 57 cents à 60,89 dollars vers 15H40 GMT. Il avait ouvert en baisse de 62 cents. Les réserves de brut ont augmenté de 1,4 million de barils à 329 millions de barils, lors de la semaine achevée le 23 février. Les réserves de produits distillés ont, elles, reculé de 3,8 millions de barils à 124,5 millions de barils. Enfin, les réserves d'essence ont baissé un peu plus que prévu, de 1,9 million de barils à 220,2 millions de barils.

En zone euro, la confiance économique et le climat des affaires ont remonté en février, après avoir baissé en janvier. L'indice de confiance économique, qui résume l'opinion des entrepreneurs et des consommateurs, a gagné 0,5 point pour atteindre 109,7 points en février, contre 109,2 en janvier.

Le taux de chômage a baissé à 7,4% en janvier, contre 7,5% en décembre, selon l'office statistique européen Eurostat. Pour le deuxième mois consécutif, c'est son plus bas niveau dans les statistiques de la zone euro.

L'inflation a été revue en baisse à 1,8% en janvier dans la deuxième estimation d'Eurostat. En décembre, l'inflation annuelle s'élevait à 1,9%. De décembre à janvier, les prix à la consommation ont baissé de 0,5%. La BCE a déjà laissé entendre qu'elle allait remonter ses taux d'intérêt en mars, arguant des risques d'inflation à moyen terme. Les analystes tablent sur un relèvement de 3,50% à 3,75% du principal taux directeur.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) belge s'est élevée à 3,0% en 2006, selon la première estimation publiée mercredi par la Banque nationale de Belgique, soit deux fois plus qu'en 2005, où elle avait atteint seulement 1,5%.

VALEURS A SUIVRE

AGFA-GEVAERT -5,45% à 16,84 euros

- Le groupe d'imagerie va se scinder en trois sociétés distinctes qui seront cotées en Bourse.

- La société a publié ce mercredi matin ses résultats annuels 2006. Le bénéfice net 2006 s'élève à 15 millions d'euros (-19 millions). Le Rebit 2006 s'établit à 256 (219) millions EUR. Le chiffre d'affaires 2006 s'élève à 3.401 millions d'euros (3.308)

- Un dividende unitaire brut de O,5 euro sera proposé.

D'IETEREN -0,78% à 282,50 euros

- Le distributeur automobile belge a réalisé un résultat courant avant impôts (part du groupe) en progression de 30,4% à 154,6 millions d'euros pour l'ensemble de son exercice 2006.

- Les ventes consolidées sont en croissance de 12,1% à 5,33 milliards d'euros. - Le conseil d'administration proposera la distribution d'un dividende brut de 2,64 euros par action, en progression de 10%.

- En guise de prévisions, D'Ieteren annonce que son résultat courant avant impôts, part du groupe, devrait connaître en 2007 une augmentation comprise entre 5% et 10%.

UCB 1,96% à 48,82 euros

- Le groupe pharmaceutique a publié ce mercredi matin ses résultats 2006. UCB a ainsi dégagé un chiffre d'affaires de 2,52 milliards d'euros, soit une augmentation de 11%. Il est en ligne avec les attentes des analystes. Le bénéfice issu des activités poursuivies a bondi de 36% pour atteindre 367 millions d'euros.

- Le conseil d'administration d'UCB a décidé de proposer la distribution d'un dividende brut de 0,90 euro par action comparé à un dividende brut unitaire de 0,88 euro lors de l'exercice précédent.

- Pour 2007, le groupe pharmaceutique estime que le chiffre d'affaires devrait augmenter de manière significative suite au rachat de Schwarz.

INNOGENETICS -0,93% à 8,50 euros

- Les résultats 2006 seront diffusés après clôture de la Bourse.

EPIQ 0,82% à 2,45 euros

- La société publiera ses résultats 2006 après clôture de la Bourse.

FLUXYS = à 2615 euros

- Les résultats 2006 seront publiés après clôture de la Bourse.

IBT -1,37% à 48,82 euros

- International Brachytherapy (IBt), le producteur seneffois d'implants radioactifs destinés à traiter le cancer de la prostate, a presque triplé sa perte nette en 2006, à 1,44 millions d'euros, contre un résultat négatif de 0,55 millions d'euros un an plus tôt.

- L'analyste Christophe Van Vaecken (KBC Securities), le seul à suivre régulièrement la valeur, pariait sur une perte nette d'1,2 million d'euros.

- La perte opérationnelle (Ebit) d'IBt s'est aggravée d'1 million d'euros tout pile, pour atteindre 1,32 million d'euros (-309%), un peu au-delà de l'attente de Van Vaecken.

- L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) du groupe co-dirigé par François Blondel et Serge Lamisse a quant à lui reculé de 87%, mais il est resté dans le vert, à 0,13 million d'euros.

- Seule amélioration au tableau financier affiché par IBt : le chiffre d'affaires du groupe, qui ne comprend pas les marges versées à ses partenaires de distribution, est ressorti en hausse de 12%.

PUNCH INTERNATIONAL - 1,11% à 90,78 euros

- Le groupe diversifié Punch International a réalisé en 2006 un chiffre d'affaires de 197,5 millions ce qui, sur une base comparable, représente une progression de 16% sur le niveau de 2005. A niveau constant, le chiffre d'affaires a cédé 15%. Cette différence provient essentiellement du fait qu'en 2005 Punch Graphix avait été consolidé entièrement sur cinq mois, mais qu'en 2006, c'est la méthode des capitaux propres qui a été utilisée et qui ne reflète donc pas les ventes de Punch Graphix dans les comptes de sa maison-mère. - Son Ebitda s'élève à 41,6 millions, en progression de 4%. L'Ebit a pour sa part progressé de 133%, à 28,6 millions, toujours sur une base comparable. Le résultat net a grimpé de 42% à 21,2 millions.

PUNCH TELEMATIX -0,91% à 14,20 euros

- La filiale de Punch International est bénéficiaire pour la première fois avec un bénéfice opérationnel de 0,7 million d'euros et un bénéfice net de 0,3 million d'euros.

- En guise de perspectives, Punch Telematix s'attend à une nouvelle croissance de son chiffre d'affaires et de sa rentabilité en 2007.

TER BEKE -0,37% à 68,10 euros

- La société présentera ses résultats 2006 après clôture de la Bourse.

JENSEN GROUP 3,03% à 34,33 euros

- Le groupe spécialisé dans les blanchisseries industrielles a dégagé en 2006 un chiffre d'affaires de 175,3 millions d'euros, en hausse de 20,8%. Son titre signe une des meilleures progression de la journée.

- Le résultat net se voit plus que doublé, passant de 2,4 millions d'euros à 5,2 millions d'euros. - Pour 2007, Jensen table sur un bon début d'année.

- KBCS a augmenté sa recommandation sur le titre à acheter contre accumuler.

ATENOR -3,22% à 34,60 euros

- L'analyste Filip de Pauw de ING Wholesale Banking a entamé le suivi de la valeur Atenor avec une recommandation d'achat et un objectif de cours à 42,5 euros.

Vincent Georis

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