Ca bouge autour des banques

A première vue, l'agitation qui a gagné la semaine dernière le monde de la banque et de l'assurance dans le Benelux a quelque chose d'un peu artificiel. C'est évidemment la déclaration d'une possible union entre la banque hollandaise ABN Amro et la Britannique Barclays qui a mis le feu aux poudres.

Cela fait pourtant plusieurs mois, voire davantage, que les principales banques d'affaires internationales étaient " sur le coup " d'une scission ou d'un mariage d'ABN Amro, dont la stratégie ne séduisait plus les marchés. L'entrée en lice du fonds activiste TCI n'a fait que confirmer ce que les professionnels savaient déjà.

Mais le monde des affaires est ainsi fait : alors que depuis des années, rien n'avait vraiment bougé dans le monde bancaire du Benelux -les tentatives de rapprochement autour de Dexia, notamment, s'étaient soldées par des échecs-, tout à coup, c'est comme si on avait donné un coup de pied dans la fourmilière.

Compréhensible : si ABN Amro fusionne avec Barclays, ce mariage propulserait le nouvel ensemble dans le Top 5 mondial. Du coup ING, l' " autre " banque hollandaise doit se sentir toute petite… et elle est littéralement contrainte de déclarer ses intentions de croissance externe, dans le Benelux ou plus loin.

Le Benelux, c'est-à-dire la Belgique, ou trois grandes banques (à l'échelle du pays) sont déclarées rachetables depuis une éternité sans que rien ne se déclenche pour autant. L'offre sur ABN Amro sera-t-elle le détonateur pour l'avenir de Fortis, Dexia ou KBC ? La tension est en tous cas perceptible dans les états-majors bancaires. Où l'on sait fort bien que dans un monde en proie à une nouvelle vague de fusions et acquisitions, le statu quo n'est pas fait pour durer.

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