Publicité

Davignon prend le volant

Les papys reprennent du service. La nomination d'Etienne Davignon à la tête de la nouvelle société du Grand Prix de Francorchamps peut prêter à sourire, tant la haute silhouette du vicomte à la pipe semble peu s'intégrer dans le paysage de la F1.

Il se pourrait bien, cependant, qu'il soit "the right man at the right place", comme il l'a été à tous les postes qu'il a occupés durant son éclectique carrière, des cabinets ministériels à la Commission européenne où il fit merveille dans la restructuration de la sidérurgie, en passant par la Générale de Belgique à laquelle il avait enfin donné un visage. Sans oublier SNBA, relancée avec son compère Maurice Lippens. Lequel raconte aujourd'hui avec délectation comment le tandem avait été contacté, à l'époque du sauvetage de la compagnie aérienne, par un avocat chargé du dossier Francorchamps. Les deux hommes avaient alors décliné, estimant qu'ils avaient assez à faire dans les airs pour

ne pas s'occuper encore de la route?

Mais la roue tourne. Aujourd'hui, Stevy Davignon sait que l'on a vraiment besoin de lui sur les hauteurs de Spa. Homme de sangfroid, perdant rarement son flegme, Davignon n'a pas son pareil pour dénouer les crises, graves de préférence. Pour détricoter l'indétricotable. Mieux, c'est un homme de crises. La routine l'ennuie. À 28 ans, au Congo, c'est lui qui a fini par donner des ordres aux généraux. C'est aussi un négociateur hors pair. Plus fin, sans doute, que Bernie Ecclestone lui-même. Et qui défendra ses mandants, surtout s'il craint qu'on essaie de les... berner.

Entre Mittal et Arcelor, le mariage est d'ores et déjà consommé Alors que les résultats définitifs de l'offre d'achat de Mittal sur son concurrent ne sont pas attendus avant le milieu de la semaine prochaine, les horloges d'Arcelor tournent déjà à l'heure Mittal. Le sidérurgiste européen a ainsi décidé de postposer d'une semaine la publication de ses résultats financiers du premier semestre? pour permettre à Mittal de les publier le même jour.

Il y a une bonne année, Carrefour Belgium a annoncé à grands fracas l'introduction des étiquettes électroniques dans ses supermarchés belges. Le distributeur affirmait qu'il voulait se montrer innovant en menant des politiques de prix locaux définis après comparaison des étiquettes de ses concurrents dans une zone de chalandise délimitée. Il se donnait 18 mois pour rentabiliser cet investissement. On apprend maintenant que l'introduction de ces étiquettes a surtout été motivée par un nombre incroyable d'erreurs sur les tickets de caisse. Les prix annoncés en magasins ne correspondaient que trop rarement à ceux affichés sur le ticket de caisse. D'où déficit d'image? et déficit tout court.

Les services de la Commission européenne devront-ils bientôt se serrer la ceinture ? Les 25 ministres chargés du budget veulent limiter les créations de postes à la Commission européenne, dans un souci de productivité. Cette déclaration était jointe à la première lecture du budget 2007, qui doit aussi être approuvé par le Parlement. Pratiquement, les Etats membres parlent du non-remplacement de 200 départs à la retraite chaque année entre 2008 et 2013 ainsi que de l'économie de 500 postes grâce à des gains de productivité d'ici 2010. Soit un total de 1.700 postes supprimés, sur 21.000 actuellement. Mais cette réduction n'affectera pas l'effectif global de la Commission qui attend 2.000 nouveaux fonctionnaires d'ici 2008-2009, conséquence de l'entrée des dix nouveaux États membres en mai 2004 et de l'arrivée de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007.

Le jeu de l'été consiste à deviner le nouveau nom (commun) que porteront SN Brussels Airlines et Virgin Express. Tout le monde pense être dans la confidence. En réalité, pour corser le jeu, SNBA a fait circuler une série de noms auprès de groupes particuliers - la compagnie elle-même, les grandes agences de voyages, de bons clients, etc. -, lesquels pensent alors connaître la "short list". Se répandent donc des noms comme Brussels Express (qui paraît avoir d'ores et déjà été déposé par un consultant), Brussels Intercontinental Airways, FlySN, voire des noms qui ont déjà été utilisés tels Air Belgium ou... Sabena, puisque le curateur Van Buggenhout a dit que cette dénomination pouvait être cédée. En fait, si des orientations existent, elles ne sont connues que de quelques rares initiés, Etienne Davignon en tête. Lesquels décideurs n'auraient pas encore tranché la question essentielle: gardera-t-on le légendaire "S". Et si oui, faut-il qu'on trouve un S dans le nom? Cornélien, non?

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés